Google Ad Grants : ce qui change en 2018

Google Ad Grants : ce qui change en 2018

Chez Nexize, nous aimons travailler avec les ONGs et les associations  pour faire du web un moteur de générosité… et sans surprise, nous sommes experts en Google Ad Grants.

Depuis 2 ans, Google a apporté beaucoup de changements sur la gestion de ses Adwords… et leurs petites soeurs Ad Grants ne sont dorénavant plus épargnées.  Etat des lieux :

Au fait, c’est quoi les Google Ad Grants ?

Google Ad Grants est un programme similaire à Google Adwords mais destiné spécifiquement aux associations à but non lucratif, avec à la clef un crédit d’achat média pouvant aller jusqu’à 10 000$ par mois… de quoi faire rêver quelques e-commercants !

Google Ad Grants est disponible dans plus de 50 pays et concerne tous les organismes à but non lucratif sous réserve d’éligibilité.

Google Ad Grants existe depuis 2003. Pourtant,  le programme est encore mal utilisé, principalement parce que les associations manquent de temps ou de compétences internes pour en tirer le maximum.

Aujourd’hui, plus de 35 000 associations profitent du programme proposé par Google

Revue des changements :

  • Un plafond d’enchère à 2$ supprimé

Une des évolutions les plus importantes est liée au plafond de 2$ qui avait été fixé pour les enchères sur les mots-clés. Souvent dénoncée, cette limitation était très pénalisante dans le sens où les prix n’ont pas cessé d’augmenter ces dernières années, créant ainsi une impossibilité pour les associations de se positionner sur leurs mots-clés principaux.

  • Un taux de clic supérieur à 5%

Google impose maintenant aux associations de présenter un taux de clic supérieur à 5% sur leurs campagnes. Cette nouvelle condition est d’autant plus importante que si une organisation présente un taux moyen inférieur à ces 5% sur 2 mois consécutifs, elle verra son compte suspendu temporairement. Autant dire que le danger est réel pour de nombreuses associations profitant aujourd’hui de ce système avantageux, sans pour autant avoir le temps ou les moyens de faire progresser la qualité de leur référencement.Une nouvelle politique dans le choix des mots clés

Le 1er janvier marque aussi des changements dans la manière dont sont organisées les campagnes. Tout d’abord, les mots-clés sélectionnés dans les campagnes Ad Grants doivent présenter un score de qualité de 3 ou plus. Les associations seront donc contraintes de trouver des expressions plus qualitatives que les mots-clés très génériques et peu ciblés. Notons que les mots-clés uniques sont à présent interdits, de même que les mots-clés liés à des marques déposées ou ceux appartenant à des organismes concurrents… Fini, le brand squatting, et on ne s’en plaindra pas.

  • Des campagnes plus travaillées

Un autre changement concerne les campagnes Ad Grants qui doivent maintenant être organisées en au moins 2 groupes avec un minimum de deux publicités en cours de publication. Les campagnes doivent aussi proposer deux liens vers des sites web actifs pour prétendre au programme Ad Grants.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

En théorie, les changements apportés en ce début d’année ne sont pas forcément des mauvaises nouvelles pour les associations : ils visent à améliorer la qualité générale des campagnes pour gagner en efficacité et en résultats.

Mais ils sont révélateurs de la façon dont Google gère la pénurie relative de ses espaces publicitaires, et la défense de ses parts de marché notamment vis-à-vis des Social Ads et de Facebook notamment (qui ont en 2016 fait les 2/3 de la croissance des investissements online : on en parlait  dans cet article).

Car oui, la guerre féroce que se mènent les Gafas pour la maitrise des parts de marché pub n’est pas sans impact pour nous autres annonceurs et agences…

Des bonnes pratiques sont à réinventer, autour d’une synergie renforcée entre le SEO et le SEA, de segmentations plus  pointues, d’un remarketing dynamisé et d’une maitrise poussée du ROI.

Si vous souhaitez en discuter, c’est par là.

Publicité : chronique d’un remplacement annoncé

Publicité : chronique d’un remplacement annoncé

Les résultats de la 17ème édition de l’Observatoire de l’e-pub publiés fin janvier apportent une nouvelle attendue : 2016 aura été l’année où les investissements media web auront dépassé ceux en télé.

Au-delà de ce non-événement, quelles tendances doit-on y décrypter ?

2016, année d’un remplacement annoncé

Une croissance de 7% avec un CA de 3,5 milliards d’euros : l’e-publicité fait un bon conséquent.

Et pour la première fois donc, le digital est le premier média investi sur l’ensemble de l’année 2016 (29,6 %), devant la télévision (28,1 %)

Tous les leviers sont en croissance de la pub digitale sont en progression:

  • Le search est en hausse de 4,3 % avec 55 % du marché global et un chiffre d’affaires net de 1,893 milliards d’euros.
  • Le display (bannières et vidéos) est en hausse de 14,5 % : 35 % du marché global avec un chiffre d’affaires net de 1,204 milliards d’euros.
  • Et même les autres leviers un peu “has-been” (affiliation, comparateurs, emailing…) sont en hausse de 3,2 %, se partageant 10 % du marché global avec un chiffre d’affaires net de 447 millions d’euros.

Le social media en majesté

Quand on y regarde de plus près, la croissance du display est quas–exclusivement portée par les réseaux sociaux. Ca doit faire plaisir à Facebook, qui truste à lui seul 76% de part de marché sur le social…

Le mobile rattrape le desktop

Autre enseignement, les investissements sur mobiles se rapprochent maintenant de ceux du desktop. 41 % des dépenses digitales sont désormais allouées au mobile.

Un marché en hausse… et mal réparti

Une fois qu’on a dit ça, c’est sans surprise qu’on constatera que la croissance de la pub digitale profite d’abord aux seuls GAFAs, particulièrement Google et Facebook.

Le search (Google à 98%) et les réseaux sociaux (Facebook cf. plus haut) représentent ainsi 68 % du marché de la pub et 86 % de la croissance.

Bienvenue dans une économie colonisée.

Rien de très nouveau, donc mais un lot de confirmations de tendances déjà à l’oeuvre depuis des années, notamment sur la synergie quasi-consanguine entre social et mobile, qui sont les grands bénéficiaires des progressions constatées.

La (prochaine ?) bataille à suivre est celle qui oppose Facebook à Google dans la conquête du temps passé online… et des parts de marché publicitaires qui vont si bien avec.

Et pour finir, la bataille pour désigner qui sera le prochain taulier du web : rien ne va plus, faites vos jeux…

Pour télécharger les résultats, c’est par ici.

Pour télécharger l’infographie, c’est par là.