Publicité : chronique d’un remplacement annoncé

Les résultats de la 17ème édition de l’Observatoire de l’e-pub publiés fin janvier apportent une nouvelle attendue : 2016 aura été l’année où les investissements media web auront dépassé ceux en télé.

Au-delà de ce non-événement, quelles tendances doit-on y décrypter ?

2016, année d’un remplacement annoncé

Une croissance de 7% avec un CA de 3,5 milliards d’euros : l’e-publicité fait un bon conséquent.

Et pour la première fois donc, le digital est le premier média investi sur l’ensemble de l’année 2016 (29,6 %), devant la télévision (28,1 %)

Tous les leviers sont en croissance de la pub digitale sont en progression:

  • Le search est en hausse de 4,3 % avec 55 % du marché global et un chiffre d’affaires net de 1,893 milliards d’euros.
  • Le display (bannières et vidéos) est en hausse de 14,5 % : 35 % du marché global avec un chiffre d’affaires net de 1,204 milliards d’euros.
  • Et même les autres leviers un peu “has-been” (affiliation, comparateurs, emailing…) sont en hausse de 3,2 %, se partageant 10 % du marché global avec un chiffre d’affaires net de 447 millions d’euros.

Le social media en majesté

Quand on y regarde de plus près, la croissance du display est quas–exclusivement portée par les réseaux sociaux. Ca doit faire plaisir à Facebook, qui truste à lui seul 76% de part de marché sur le social…

Le mobile rattrape le desktop

Autre enseignement, les investissements sur mobiles se rapprochent maintenant de ceux du desktop. 41 % des dépenses digitales sont désormais allouées au mobile.

Un marché en hausse… et mal réparti

Une fois qu’on a dit ça, c’est sans surprise qu’on constatera que la croissance de la pub digitale profite d’abord aux seuls GAFAs, particulièrement Google et Facebook.

Le search (Google à 98%) et les réseaux sociaux (Facebook cf. plus haut) représentent ainsi 68 % du marché de la pub et 86 % de la croissance.

Bienvenue dans une économie colonisée.

Rien de très nouveau, donc mais un lot de confirmations de tendances déjà à l’oeuvre depuis des années, notamment sur la synergie quasi-consanguine entre social et mobile, qui sont les grands bénéficiaires des progressions constatées.

La (prochaine ?) bataille à suivre est celle qui oppose Facebook à Google dans la conquête du temps passé online… et des parts de marché publicitaires qui vont si bien avec.

Et pour finir, la bataille pour désigner qui sera le prochain taulier du web : rien ne va plus, faites vos jeux…

Pour télécharger les résultats, c’est par ici.

Pour télécharger l’infographie, c’est par là.

21 avril 2015 : le jour du Mobilegeddon

On peut légitimement se demander si 2015 ne sera pas sur nos rivages l’année du grand basculement, celle où la majorité du trafic internet en France viendra du mobile.

Déjà en décembre 2014, selon Médiamétrie, 32% du trafic internet français provenait de seuls smartphones (10% des tablettes et donc “seulement” 58 % des ordinateurs).

Au rythme des taux d’équipement mobile et de l’évolution des usages, le temps où le web français sera majoritairement mobile se rapproche à grands pas.

Signe des temps: Google met en oeuvre aujourd’hui une mise à jour majeure de son algorithme de recherche, une mise à jour qui amène un changement majeur sur le classement des résultats sur mobile et qui a déja été baptisée u doux nom de Mobilegeddon.

Sa vocation est simple : favoriser les sites adaptés au mobile dans les résultats de recherche effectuée sur… mobile. Logique, jusque-là.

(suite…)

Bienvenue dans le ZMOT

Le ZMOT, kesako ?

Selon Google, c’est le Zero Moment Of Truth, ou encore la manière dont le web social a bouleversé la gestion de l’image des marque et le cycle de décision d’achat.

Pure théorie ? Pas vraiment, et à coup sûr de moins en moins.

Et pour creuser la question un peu plus la question , Google met à disposition cette ressource, gavée de contenus sectoriels, en anglais bien sûr : enjoy !