Le retargeting à la mode Astérix

Le retargeting à la mode Astérix

Après Gravity, Critéo : face au danger des GAFA et autres TUNA (Tesla, Uber, Netflix, Airbnb – pas les thons rouges en voie de disparition), conjuguons nos forces ! Sauf que lorsqu’on parle de « petits », il s’agit ici de Lagardère, Condé Nast, NextRadio et autres Prisma pour Gravity, et des Galeries Lafayette, Darty ou la Fnac pour Critéo … pas des PME de province, donc.

Critéo, c’est le roi français du retargeting, cette solution qui consiste à pister les internautes pour afficher ensuite des publicités conformes à leurs centres d’intérêt : vous avez consulté la page d’un webmLe archand proposant des cafetières électriques, on vous bombarde de pubs pour des produits concurrents.

Ce que fait par ailleurs Amazon quand il vous suggère d’acheter le dernier Varga parce que vous venez d’acheter le dernier Brunetti – un commissaire bien de chez nous après un Vénitien.

Mais Amazon peut aller beaucoup plus loin, parce que disposant de bien papplus de données – dont notamment toutes celles des achats réalisés sur sa place de marché … ce que évidemment Critéo ne possède pas : c’est pourquoi, il continue à vous afficher des pubs de cafetières alors que ça fait huit jours que vous avez conclu sur un site quelconque, ou en magasin physique.

Les « petits » webmarchands souffrent d’autant plus qu’Amazon leur livre une guerre à mort, n’hésitant à perdre beaucoup d’argent dans le commerce en ligne pour assécher le marché parce qu’il en gagne encore plus dans le cloud – ce qui n’est pas le cas de ses concurrents.

Alors Critéo propose aux « petits » de se rallier à sa bannière, et de lui laisser analyser leurs données : ça, il sait faire, c’est même son cœur de métier – un cœur de métier qui va souffrir lui aussi des agissements d’Amazon. Par ailleurs, pour se développer, la licorne française ne peut rester cantonnée sur son core business, mais doit ajouter de nouvelles cordes à son arc.

« Notre vision est de construire l’écosystème du commerce marketing le plus performant et ouvert pour pouvoir connecter les consommateurs aux produits qu’ils désirent », déclarait récemment Eric Eichmann, son président.

Nul doute que la CNIL va devoir mettre son nez dans tout cela – et Bruxelles, RGPD oblige.

Le consommateur, lui, n’en a pas fini de se voir bombardé de publicité, de moins en moins sollicitée – même si dans les clous sur le plan de la RGPD – et de plus en plus intrusive …

Et de comprendre encore un peu plus que « si c’est gratuit, le produit, c’est lui » : enfin, tout est gratuit … sauf la cafetière qu’il désire et qu’il devra bien payer avec des euros bien à lui.

15,7 trillions de $ au soleil de l’IA

15,7 trillions de $ au soleil de l’IA

15,7 trillions de dollars d’ici 2030 – même avec un dollar faible, ça représente une belle cagnotte !

C’est selon le cabinet PwC, le gain de productivité que permettra l’intelligence artificielle d’ici 2030.

Ce qui se traduira par des investissements massifs dans tous les secteurs économiques, où les « machines » vont peu à peu remplacer les hommes – un peu comme sur les chaînes de l’industrie automobile à la fin du 20ème siècle, sauf que désormais, ce sont clairement le tertiaire et les emplois qualifiés qui sont visés.

Les enjeux sont colossaux, notamment en marketing et relation client… Tiens, la banque de détail, par exemple : vous venez d’être augmenté et votre famille attend un heureux évènement, vous vous précipitez à votre agence pour négocier un nouveau crédit avant de commencer à faire les petites annonces immobilières.

Mais demain, ce sera votre banquier – ou plutôt un chatbot de la banque – qui vous contactera pour vous proposer des offres adaptées à votre future situation avant même que vous n’y ayez pensé ! Un peu comme Amazon vous suggère d’acheter le dernier Varga ou Le Clézio, simplement parce que vos amis viennent de le faire.

Ce n’est pas complètement nouveau : le datamining prédictif sait depuis plus de 10 ans prédire de manière assez fiable les besoins des consommateurs en se basant sur l’analyse de leurs interactions et comportements passés. Mais il est simplement boosté par la big data (appelez-là smart data, c’est plus sexy …) générée en continu sur le web…par ces mêmes consommateurs.

On se posera bien sûr la question de la déshumanisation de la relation clients.

Certes, le conseiller commercial qui in fine – mais pendant combien de temps encore ? – recevra le jeune couple désireux d’emménager dans un plus grand appartement, disposera d’un meilleur dossier pour leur proposer la meilleure offre … que ces derniers pourront éventuellement s’empresser de transmettre à tous les établissements concurrents pour dénicher le mieux-disant. Car oui, l’IA peut contribuer à rendre plus volatiles encore des jeunes générations qui le sont déjà beaucoup.

L’intelligence artificielle va permettre de développer de nouveaux process et de nouvelles offres, c’est certain. Elle va détruire des emplois, probablement plus qu’elle ne va en créer par ailleurs, c’est certain également.

Et elle va aussi faire évoluer la relation client sur une voie inédite.

Quand les centres d’appel étaient massivement délocalisés en offshore, les clients se plaignaient de ne pouvoir engager de dialogues constructifs en après-vente.

Si demain, l’IA en sait plus sur les clients que les attachés clientèle – et ce sera certainement le cas – quels impacts pour les uns et les autres ? Les clients seront-ils plus sécurisés, ou plus volatiles comme évoqué plus haut ? Les attachés clientèle plus à l’aise dans leurs fonctions ou encore un peu plus stressés qu’ils ne le sont aujourd’hui ?

Pour ces derniers, l’enjeu de formation continue est déjà lourd : il va devenir écrasant. Car l’IA, elle – et par définition – apprend en permanence.

Et la convivialité de la relation dans tout çà ? Les chatbots bien conçus (ils sont nombreux…) sont capables d’en insuffler un substitut en créant une expérience client/utilisateur très gratifiante… qui, sans remplacer le contact humain, en est une alternative.

Les humains apportent-ils un plus ? Oui, bien sûr mais ça dépend… de l’humeur, du contexte, de la compétence, des personnalités respectives des interlocuteurs en présence…

Dans le match IA/homme, difficile de désigner d’avance le gagnant, mais la compétition (car c’est bien de ça qu’il s’agit) s’annonce déjà brutale.

Car la révolution digitale a commencé à réinventer tous les types de relation…. et ce n’est pas fini !

Laborieux petits lapins

Laborieux petits lapins

Une caricature qui circulait sur la toile il y a quelques années montrait trois types en train de rigoler comme des fous, avec pour légende : « Ingénieurs de chez Ikea imaginant la tête du client découvrant leur nouveau système de montage ».

Le géant suédois semble avoir retenu la leçon puisqu’il vient de racheter la plate-forme de partage de services TaskRabbit qui permet de trouver près de chez soi un bricoleur amateur pour repeindre un mur ou monter … un meuble Ikea par exemple.

Les marques peinent parfois à s’adapter à l’économie collaborative.

AccorHotels, après avoir subi de plein fouet la montée en puissance d’un Airbnb dont la valorisation dépasse la sienne, a racheté en 2016 onefinestay, le Airbnb du luxe, et propose désormais son offre en parallèle de ses Sofitel.

Inversement Monsieur Bricolage a lancé il y a deux ans ladepanne, premier site de location et vente d’outils entre particuliers, et dont les membres reçoivent pour chaque action effectuée, des points convertibles en chèques cadeaux utilisables dans les magasins et sur le site Web de l’enseigne.

Dans le premier cas, il s’agissait pour le géant de l’hôtellerie de raccrocher les wagons à un train qu’il n’avait pas vraiment vu partir ; dans le second, de trouver via l’économie collaborative, un moyen de se démarquer des leaders du marché, Leroy Merlin et Castorama.

Pour Ikea, il s’agit avant tout de pallier un manque : tous ses clients ne sont pas des as du marteau et du tournevis ; et s’il est logique de proposer l’installation dans le cas d’équipements lourds comme une cuisine, le déplacement d’un ouvrier spécialisé ne s’impose pas vraiment pour fixer une étagère au mur.

Autre différence, là où AccorHotels achetait un leader sur un segment très pointu et Monsieur Bricolage créait de toute pièce une plateforme où il jouait un rôle moteur en finançant indirectement les échanges via des chèques cadeaux, Ikea acquiert une startup présente seulement aux Etats Unis et à Londres, dont elle accompagnera le développement international.

Reste à savoir comment s’effectuera l’intégration au sein du géant suédois : si dans les nouveaux pays, TaskRabbit apparait plus comme un service apporté par le distributeur que comme une réelle plateforme ouverte à tous, sans doute cela contribuera-t-il à améliorer l’image servicielle de ce dernier, mais au détriment de l’approche collaborative de la startup.

Dans bien des domaines, notamment technologiques, la rachat d’une jeune pousse prometteuse par un géant se traduit généralement par l’étouffement de celle-ci : an cause notamment, les modes de gestions des grands groupes, incompatibles avec la créativité des startups : qu’en sera-t-il dans le domaine des services ?

Vous n’en avez pas rêvé et pourtant …

Vous n’en avez pas rêvé et pourtant …

Il y a plus d’un quart de siècle, s’affichait sur tous les écrans de télévision le slogan : « Vous en avez rêvé, Sony l’a fait » ; mais aujourd’hui, on pourrait presque dire en parodiant : « Vous n’en avez pas rêvé, Google l’a fait » !

Dernier projet en date : Jacquard, qui vient d’aboutir avec le lancement de la  Levi’s Commuter en partenariat avec le fabricant de jeans bien connu, une veste en jean donc bientôt vendue … 350$ aux Etats Unis.

Cher pour du jean, mais pas n’importe lequel non plus : un tissu intelligent car connecté ! Concrètement, le tissage permet de créer des zones sensibles au toucher : ainsi en tripotant la manche de sa veste au niveau du poignet, on pourra décrocher son téléphone ou augmenter le volume de sa musique, grâce à une connexion Bluetooth avec son Sartphone.

Un peu les fonctions d’une montre connectée – en partie seulement, vos mails ne s’affichant pas sur votre bras ! Un surcoût de 200€  pour finalement pas grand-chose de plus, vu qu’il est clair que ce sont les geeks qui vont se ruer dessus … et que tous les geeks disposent déjà d’une montre connectée !

Et comme ils ne pourront pas s’empêcher de se caresser le poignet en plus de tapoter leur montre, tout cela va encore un plus solliciter la batterie de la montre : pas intérêt à oublier d’emporter une provision suffisante de batteries complémentaires.

Ni bien évidemment de recharger … sa veste : car même si le tissu connecté consomme peu, il se décharge quand même !

A partir de là, on peu imaginer des situations cocasses : par exemple, votre petite amie vous serre tendrement dans ses bras et hop ! Elle augmente le volume de votre musique. Ou elle rappelle le dernier numéro appelé : avec un peu de chance, quelques épouses vont découvrir avec qui leurs maris volages s’encanaillent au lieu de rentrer sagement à la maison – et vice versa, mais les femmes sont moins geeks que les hommes.

Bref, on en est à se demander à quoi pourra bien servir de tels accessoires ; mais après tout, c’est le propre de la recherche : les ingénieurs inventent, aux marketers de trouver ensuite des usages ; certainement les tissus connectés trouveront-ils dans les années à venir des tas d’usage, notamment dans le domaine médical.

Mais le lancement d’applications telles que cette veste relève plus du coup de pub que de la réelle offre commerciale pertinente : Google expose sa techno, comme il l’a fait avec ses lunettes connectées – un autre bide, mais dont les brevets resserviront malgré tout ultérieurement.

Une dernière question se pose, sur le naming du projet lui-même : Jacquard fut certes, le brillant inventeur français du métier à tisser programmable avec cartes perforées ; mais il évoque aussi la Révolte des Canuts lyonnais.

Souriez et merci pour les données

Souriez et merci pour les données

L’annonce a fait grand bruit dans le petit Landerneau des geeks : L’iPhone X serait équipé « du système révolutionnaire Face ID pour déverrouiller son écran (et payer) grâce à la reconnaissance faciale », comme s’enthousiasme le Journal du Net.

Bien évidemment, Apple n’est pas le seul à plancher sur le sujet – mais une annonce signée de la firme à la pomme reste avant tout … une annonce signée de la firme à la pomme, donc une petite révolution.

Pourtant dès 2008, Toshiba proposait déjà de débloquer ses PC avec un système semblable ; plus récemment, en 2015, le constructeur japonais présentait une caisse enregistreuse – évidemment il s’agit ici de distribution physique, ce qui peut paraître bien ringard … – dotée de deux caméras et capable d’identifier le client, d’évaluer le contenu d’un charriot et de réaliser la transaction en quelques secondes : souriez, c’est payé !

Comme il y a toujours des empêcheurs de tourner en rond, le sénateur américain Al Franken a donné un mois à Tim Cook pour s’expliquer sur la provenance et l’usage des données ainsi recueillies ; nul doute que la CNIL et Bruxelles vont aussi vouloir lui poser quelques questions.

Mais il n’y aura certainement pas que les autorités américaines et européennes pour s’interroger sur ces nouveaux flux de données : pas sûr que Monsieur Tout-le-Monde apprécie que les géants du Net collecte encore un peu plus de données sensibles à leur sujet.

Avec la reconnaissance faciale, on passe d’une identification active – je rentre un code, éventuellement sécurisé par envoi d’un SMS dans le cas d’un paiement en ligne, je pose mon doigt sur un lecteur d’empreintes digitales – à une identification passive : si mon Smartphone me reconnait, n’importe quelle caméra peut en faire autant.

Plus besoin de Bluetooth pour vous reconnaitre quand vous vous promenez dans une galerie marchande et vous envoyer les messages promotionnels adaptés ; et plus possible pour vous non plus de vous balader incognito.

On cauchemarde sur 1984 … et l’on se retrouve dans Minority Report – sans le moindre échappatoire, contrairement au film de Spielberg où Tom Cruise dérobe un œil sur un cadavre … Glauque, mais possible ; changez de figure semble un peu plus complexe.

Tout cela ne va certainement pas dans le sens de meilleurs rapports entre géants du High Tech, distributeurs et marques d’un côté, et consommateurs de l’autre ; des consommateurs qui savent que « leurs » données paient les services qu’ils utilisent gratuitement, et conservent l’illusion d’une certaine maîtrise des flux : j’efface parfois mes cookies, j’utilise un bloqueur de publicité, etc.

Le fantôme de Big Brother nous poursuit décidément … et qui des Gafas, des marques ou des états sera le premier à en faire une réalité appliquée ? Relisons Orwell, Asimov et Philip K. Dick : ils n’ont jamais été aussi actuels.

Instagram (et les autres), ton univers impitoyable

Instagram (et les autres), ton univers impitoyable

Selon une étude anglaise réalisée par Ditch the Label, 17% des jeunes âgés de 12 à 20 ans ont été victimes de harcèlement sur les médias sociaux, soit près de 1 sur 5 ! Pas sûr que cette situation très inquiétante soit si différente en France.

Très souvent (1 fois sur 3 environs), il s’agit d’un commentaire désagréable – « nasty » – posté sur leur profil ou une de leurs photos, et gratuitement méchant : « T’es moche », « T’es gros(se) » ; mais surtout, 68% des jeunes interrogés se plaignent de recevoir des messages privés abjects.

Conséquence : 41% deviennent socialement anxieux, 37% sombrent dans la dépression … mais seulement 24% stoppent d’utiliser les médias sociaux : une forme moderne d’addiction ? En fait, tous rêvent de devenir populaire sur ces réseaux, même si l’utopie peut rapidement tourner au cauchemar.

Le plus étonnant, c’est que lorsqu’on inverse le questionnement, 69% des jeunes interrogés déclarent s’être déjà montrés grossiers ou méchants à l’égard d’autres jeunes sur les médias sociaux : en d’autres termes, il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, il n’y que des jeunes qui s’agressent sans cesse les uns, les autres.

Tous s’accordent à considérer que les réseaux sociaux ne font rien pour les protéger … d’eux-mêmes, en fait ! Les photos jouent un rôle important dans ces comportements puisque un jeune sur trois reconnait s’en servir pour se moquer de leurs « amis » dans un groupe de discussion.

Ce qui explique sans doute que le réseau le plus dangereux soit Instagram : plus de la moitié (42% pour une pénétration de 78%) des jeunes inscrits se plaignent de harcèlement ; suivent de très près Facebook (37% pour une pénétration de seulement 60%) et Snapchat.

Pour les moins de 20 ans, le Web social est à l’image d’une vaste cour de récréation où chacun tente de faire des croche-pieds à ses petits camarades ; sauf que le résultat peut se révéler plus dramatique qu’un genou écorché ou un œil au beurre noir.

Et les marques dans tout ça ? Ce contexte de violence continuel ne risque-t-il pas de leur porter préjudice, surtout quand on se remémore l’adage de McLuhan selon lequel, « Le message c’est le médium » ? Même si elles peuvent se déclarer très éloigner de cette brutalité, elles ne peuvent en ressortir totalement indemnes.

Mais le risque le plus grand pour elles – dans un univers où tout le monde ne pense qu’à nuire à son prochain, ou presque – est d’être prises à leur tour … pour cibles : il semblerait bien que les médias sociaux constituent aujourd’hui pour les jeunes la meilleure école de trolling – et que les marques devraient bien s’en méfier.

La force de la Gravity

La force de la Gravity

Début Septembre verra le lancement de la version bêta de Gravity : rien à voir avec le film de science fiction de Alfonso Cuarón sorti en 2013 … même si on baigne dans un monde un peu surréaliste de chiffres : 10 milliards de données collectées par mois, excusez du peu !

L’idée, c’est d’offrir une alternative crédible à Google et Facebook en matière de d’achat d’espace publicitaire programmatique : pour les non spécialistes, il s’agit de systèmes automatisés d’achat d’espaces où la machine s’occupe de tout.

Ça fonctionne bien pour les géants du Net parce que justement … ce sont des géants : l’achat programmatique nécessite une taille critique, d’où l’idée pour les Lagardère, Condé Nast, NextRadio et autres Prisma, de regrouper leurs forces pour proposer une offre permettant de toucher la ½ de la population française.

Reste la compatibilité – comme pour Google et Facebook d’ailleurs – avec les Règlements européens actuels et en gestation, les éditeurs effectuant aujourd’hui un lobbying à l’encontre des projets de Bruxelles …

Nous ne reviendrons pas sur les critiques « techniques » de ces systèmes – elles sont nombreuses, ce qui n’empêche pas que tout retour en arrière semble guère possible ; nous nous interrogerons plutôt sur la quantité des données traitées et sur la connaissance du client … ou plutôt la non-connaissance du client qui en résulte.

Une étude américaine soulignait en 2014 que « Programmatic video ads had 73 percent more bots » que les autres : 10 milliards de données pour ne pas vraiment savoir si on parle à des gens ou à des robots.

Lors de la mise en œuvre des premiers logiciels de médiaplanning dans les années 80, le débat se situait entre : « je délivre plein de contacts pas chers » et : « je délivre harmonieusement mes contacts pour ne pas toucher toujours les mêmes prospects » ; entre les tenants du GRP et de la puissance brute contre les tenants des distributions de contacts et d’un médiaplanning qualitatif, donc.

Seul pays européen où la question ne se posait pas : le Royaume Uni qui pratiquait un système de vente de l’espace publicitaire aux enchères et où on achetait les contacts au poids sans se soucier de leur adéquation à la stratégie médias.

Pour en revenir à la publicité sur le Web, avec des outils comme Gravity, on s’apprête très certainement à bombarder de plus en plus souvent et violemment les cibles les plus aisées à atteindre, sans trop se soucier de la manière dont on va y arriver.

Ce qui ne vas améliorer l’impression actuelle de harcèlement ressentie par les internautes déjà liée à un usage immodéré du retargeting : heureusement, la programmatique vise de plus en plus les robots, ce qui nous laisse un peu de répit, à nous les humains.

Où vont les conversations ?

Où vont les conversations ?

« Les marchés sont des conversations » lançaient brutalement les rédacteurs du Cluetrain Manifesto au siècle dernier – en 1999 pour être précis !

Depuis, il semblerait que les conversations tournent au grand n’importe quoi !

1/3 des contenus publiés sur les médias sociaux ne sont que des copier/coller : communiquer ne rime pas toujours avec créer courageusement, mieux vaut recopier ce que disent les autres, ou simplement se contenter de le relayer auprès de ses amis.

Relayer donc : la grande majorité des RT – pour Retweet – ou des proposés en partage n’ont pas été ouvert auparavant par ceux qui les poussent : « ça devrait bien leur plaire » ou plus prosaïquement : « je fais croire que je suis encore dans le coup » ?

Parfois, peut-être mieux vaut-il ne pas trop lire ce que l’on pousse vers vous, vu les propos haineux qui pullulent sur les plateformes : un socionaute français sur deux a déjà été confronté à des propos racistes sur Internet, les moins de 25 ans étant de loin les plus exposés.

Les marchés sont des conversations … mais pas nécessairement humaines : au cours des 12 derniers mois, c’est plus de 100 000 chatbots qui ont été lancés sur Facebook Messenger ; et ce n’est pas près de s’arrêter puisque l’on prévoit un taux de croissance de près de 40% au cours des 4 prochaine années pour ce marché !

Et quand ce sont des humains qui alimentent les discussions, difficile de savoir qui se cache réellement derrière certaines signatures : quand lors de récente canicule, @JesusOfficiel a twitté : « Désolé on a des petits problèmes avec la clim là haut, on essaye de réparer ça le plus rapidement possible », pas de doute, il s’agit bien d’un petit plaisantin.

Mais le même jour, la Ministre des armées Florence Parly confirme sur Twitter la mort d’un des chefs de Daech, on imagine moins qu’il s’agit d’un compte pirate et que les infos qu’il envoient sont juste des canulars.

On pourrait évoquer les fake news qui abondent de plus en plus ; et ces hoax qui dénigrent un peu tout et tout le monde …

Et le phénomène du trolling, ou des citoyens s’amusent au dépens des politiques, des marques, des entreprises …

Les marchés deviennent un immense brouhaha, totalement disharmonieux – un « formidable bordel ! », aurait ajouté Eugène Ionesco.

Faut-il pour autant s’en retirer ?

Certainement pas.

Ni en B2C, où c’est là désormais que tout se passe pour les moins de 30 ans … mais aussi pour beaucoup de personnes plus âgées.

Ni ne B2B, où heureusement mensonges et impostures se révèlent moins nombreuses … mais pas totalement : le plagiat existe, et bien plus souvent qu’on ne le croit.

Bien sûr marques et entreprises doivent persévérer sur les médias sociaux – mais seulement en publiant des contenus originaux et de qualité. Loufoques ou sérieux, peu importe ; mais de qualité, toujours.

Plateformes : la fin du Far West ?

Plateformes : la fin du Far West ?

Le législateur a toujours été en retard sur les réalités sociétale et économique – et on ne saurait le regretter : rien de pire que légiférer dans l’urgence ! Mais ces dernières années, l’écart s’est brusquement creusé avec l’accélération liée aux nouvelles technologies – d’où parfois de graves dérives !

L’économie de plateforme constitue à cet égard un bon exemple : tout le monde a en tête les exagérations du fondateur et ancien patron d’Uber, Travis Kalanick, de même que les conflits à répétition entre l’entreprise et ses chauffeurs, sans parler de ses problèmes avec certains tribunaux.

Mais Uber n’a jamais été que l’arbre qui cache la forêt d’une société en mutation, où les jeunes générations rejettent le salariat pour l’indépendance et où les consommateurs institutionnalisent la débrouille pour arrondir leurs revenus.

Et les abus pleuvent …

C’est Deliveroo qui supprime la garantie de paiement pour ses coursiers sur les principaux créneaux horaires et généralise le paiement à la course : ses « bikers » ont certes le statut d’autoentrepreneurs, mais avec des liens de subordination proches de celui des salariés classiques ; pour la plateforme, c’est le beurre et l’argent du beurre – et pour les jeunes qui pédalent, la soupe à la grimace.

C’est Airbnb – ou plutôt les propriétaires parisiens qui détournent la finalité de la plateforme pour louer studios et appartements à des touristes 365 jours par an : concurrence sauvage pour les hôteliers et surtout flambée des prix des locations dans une ville déjà frappée par une pénurie de logements à louer.

Bref, c’est la loi de la jungle – ou plus simplement du plus fort ou du plus malin dans un monde où tous les coups sont permis parce que la législation est gravement en retard sur les pratiques.

Enfin pas totalement : à Paris, la Mairie rappelle à ses habitants qu’ils ne peuvent louer leur résidence principale plus de 120 jours par an, qu’ils doivent collecter la taxe de séjour, que les bénéfices réalisés doivent être déclarés, etc.

Et les amendes de pleuvoir : plus de 600 000 euros pour le seul 1er semestre 2017, contre 45 000 un an plus tôt ! La plateforme, elle, s’est adaptée et collecte désormais la taxe de séjour à Paris pour le compte de ses utilisateurs.

Côté Deliveroo, on est encore au XIXème avec les 1ères grèves et la naissance des syndicats : les coursiers, après avoir plusieurs fois manifesté à Paris et dans diverses grandes villes au cours du 1er semestre, se sont mis en grève peu avant le 15 Août ; certes, il est plus compliqué pour des indépendants de s’organiser que pour les ouvriers d’une même entreprise, mais il y a un début à tout.

Les plateformes ne sont ni hyper puissantes, ni éternelles : si Deliveroo a aujourd’hui le vent en poupe, peut-être est-ce aussi parce que son concurrent direct Take Eat Easy a fait faillite !

Difficile de pronostiquer ce que sera le futur de l’économie de plateforme qui se développe à marche forcée : ce que les employés, le législateur et bien sûr les entrepreneurs seront prêts à accepter … tout cela dans le cadre d’une concurrence d’amblée mondiale – et à une époque où les robots s’imposeront de plus en plus …

La seule chose dont on puisse être sûr est que les plateformes de demain ne ressembleront pas vraiment à celle des temps pionniers – celles d’aujourd’hui, donc.

Elles ne pourront plus se permettre de jouer le seul rôle d’intermédiaires qui imposent leur volonté et collectent leur bénéfice sur le dos de travailleurs corvéables à merci : elles devront rendre d’autres services – de réels services – à leurs utilisateurs, des deux côtés : prestataires et clients.

Surtout si le modèle demain ne se limite plus à des emplois pas ou peu qualifiés, mais concerne des prestations à haute valeur ajoutée : s’il est aisé pour un Deliveroo de pressurer des étudiants qui doivent jongler entre petits jobs et cours en fac, ce sera beaucoup plus compliqué avec des graphistes de talent ou des informaticiens chevronnés qui ont choisi le statut d’indépendant par goût et non par obligation.

Le Frigidaire, Uber et le Turc

Le Frigidaire, Uber et le Turc

Uber est fait partie du club très fermé des marques devenues – directement ou par dérivation – des noms communs : l’ubérisation désigne une forme de dérive de l’économie de plateforme tout comme Frigidaire est devenu synonyme de réfrigérateur et Caddie, charriot de supermarché – dans ce dernier cas, soyez vigilant,  ce fabricant étant prompt à envoyer du courrier recommandé.

Pourtant, il y a pire qu’Uber … même si on ne l’imagine pas aisément : il y a … Amazon et son « Mechanical Turk » !

Késako ? « Une plateforme web de crowdsourcing qui vise à faire effectuer par des humains, contre rémunération, des tâches plus ou moins complexes », nous renseigne Wikipédia ; jusque-là, rien d’immoral sauf que ces jobs extrêmement parcellaires sont payés de manière ridicule.

Selon la Cartographie des tendances 2017 de Cap Digital, « ½ million de personnes dans le monde sont employées par Amazon en tant que travailleur du clic pour un salaire minimum de … 0,01$ » : pas de quoi faire des folies.

Si vous voulez gagner peu en vous massacrant les vieux devant votre ordinateur, vous pouvez aussi aller sur getpaid.social où l’on vous paiera pour par exemple … aller poster des « Likes » sur des pages Facebook ou partager une publication ; avec le compte gratuit, vous avez droit à 10 tâches par jour à raison payées entre 0,03 et 0,80 centimes l’une.

Si vous voulez gagner plus, il vous faut d’abord payer une dizaine de $ par mois, assez longs à rentabiliser !

Aux USA, où de nombreux travailleurs cumulent 2 jobs pour s’en sortir, ça fonctionne : en passant des heures rivées devant leur écran, de nombreuses mères améliorent l’ordinaire de leurs enfants … enfin, un tout petit peu.

L’économie de plateforme qui se construit, ce ne sera ni la panacée, ni non plus l’horreur ultime : juste une autre société avec de nouvelles hiérarchies sociales. Au sommet, de super freelances ou des consultants au Personal Branding bien établi, finalement assez semblables aux « cadres sup » des Trente Glorieuses.

Au bas de l’échelle, des cumulards de petits jobs mal payés : chauffeurs Uber à certaines heures, Turcs à d’autres.

Et entre les deux, toute une économie à reconstruire, sur de nouvelles bases.

La « free entreprise », modèle du futur.

La « free entreprise », modèle du futur.

La nouvelle réforme du code du travail agite fortement organisations syndicales et patronales – pas pour les mêmes raisons, bien évidemment – la classe politique dans son ensemble, ainsi que les médias … peut-être un peu les citoyens.

Cela fait des années que l’on nous rabâche que l’actuel code n’est plus adapté à notre société : il date d’une époque révolue, la France est en retard par rapport à de nombreux pays… Ce n’est pas faux, mais c’est une vision à court-terme.

Lorsque l’on écoute les arguments des uns et des autres, on peut surtout se demander si la classe politique dans son ensemble, les organisations syndicales et patronales et les médias ne sont pas en train de nous construire le code du travail d’une société elle aussi… révolue.

Ci-gît le salariat, 1908 -2050.

Car le salariat, cette invention relativement récente, imposée par le fordisme au début du XXème siècle et boostée par la société de consommation manufacturière dans sa seconde moitié, vit peut-être ses dernières décennies.

Très majoritairement, c’est-à-dire pour 91% des actifs à son plus haut, la France – et l’occident – du travail du 20ème siècle s’organisait entre employeurs et employés, entre salariés et dirigeants d’entreprise.

Une organisation du travail adaptée à un monde construit sur des déplacements, avec des salariés commutant matin et soir pour rejoindre leur entreprise, et ses murs : physiques, hiérarchiques, contractuels…

Un système qui s’est mis en place avec l’industrialisation des pays européens et s’est accéléré avec l’exode rural,  un système majoritairement grégaire donc, et qui a fonctionné pendant des décennies sur un win-win consenti basique : sécurité de revenus contre travail effectué… Win-win difficilement tenu et tenable avec la mondialisation et sa pression sur les salaires, l’automatisation boostée par la révolution digitale… et le chômage de masse dont on a du mal à voir la fin.

Un système lié à une phase de l’Histoire, sans doute, et qui ne présente donc aucun caractère immuable, ni vitalement nécessaire au bon fonctionnement de l’économie et de la société, ou à l’épanouissement des individus.

La “free-entreprise” en devenir

Le 21ème siècle se construit sur l’indépendance et la flexibilité : plus besoin de se rassembler en un même lieu pour travailler… plus besoin donc d’entreprise sur le modèle de celles que nous connaissons aujourd’hui dans le tertiaire.

Récemment Matt Mullenweg, CEO d’Automattic – l’entreprise qui développe et distribue WordPress, 1er CMS au monde – a annoncé la vente prochaine de ses bureaux parce que ses employés préfèrent rester chez eux ; mais le télétravail ne reste qu’un pis-aller : car pour beaucoup, le futur de l’entreprise, c’est juste… la fin de l’entreprise !

Le monde qui se construit s’organise autour de plateformes web et de marketplaces : pour les loisirs, avec Airbnb par exemple, pour le commerce, avec Amazon ou Alibaba, et le travail également, avec Uber … mais pas seulement…

En fait, Uber, c’est même l’arbre qui cache la forêt, du fait de l’arrogance de son fondateur et de son manque d’humanisme soit-dit en passant, considérant les chauffeurs comme un mal nécessaire, mais transitoire.

La forêt, ce sont des plateformes comme creads.fr où des milliers de créatifs entrent en concurrence directe avec des agences de publicité, des studios de création, etc.

Mais surtout, la majeure partie de cette jungle est encore en friche : car demain, ce ne sont pas des armées de francs-tireurs qui vont agir dans un “chacun pour soi “ – ou un “tous contre tous” pour reprendre un élément de langage nauséabond – global, mais des experts qui vont se regrouper sur des projets pour venir s’opposer en frontal à des structures figées en voie d’obsolescence programmée.

Les plateformes qui ont joué leur rôle de déclencheurs et d’accélérateurs dans cette tendance ont maintenant un nouveau challenge : aller au-delà de leur mission unique d’intermédiation pour jouer un rôle d’accompagnateur et d’éclaireur pour toutes les parties prenantes… y compris au niveau des pouvoirs publics.

Un modèle de demain pour la génération d’aujourd’hui

En relisant les 1ers jets de la future réforme du code du travail, on cherche vainement quelque anticipation de ce que sera la «free entreprise» de demain, une entreprise d’indépendants en constante reconfiguration en fonction des projets à gérer.

Or, on le sait, la transformation digitale est d’abord une transformation culturelle… et donc forcément générationnelle.

Pas étonnant qu’une part croissante de la génération Y est en passe de renoncer au confort du salariat, et ses revers mortifères, pour tenter l’aventure individuelle. Pas étonnant non plus que dans certaines professions techniques ou artistiques, les indépendants représentent jusqu’à 25% des actifs.

Pour les entreprises traditionnelles, qui s’arrachent les cheveux pour recruter, manager et fidéliser les jeunes talents, et pestent en passant contre leur comportement de sales gosses, la “free entreprise” restera au mieux une pure abstraction, au pire une totale hérésie.

Pour les autres, elle sera une alternative à creuser, non pas comme une rustine de fortune face aux difficultés de recrutement, mais comme un nouveau modèle de création de valeur – financière et intellectuelle – pour tous.

PS : si le sujet vous intéresse, on ne peut que vous conseiller cette excellente étude de Shift

Mythes du 21ème siècle : les robots voleurs de jobs

Mythes du 21ème siècle : les robots voleurs de jobs

Accrochez-vous à votre fauteuil, robots et autres intelligences artificielles vont vous contraindre au chômage plus rapidement que vous ne l’imaginiez puisque selon une très sérieuse étude publiée par la non moins sérieuse Université d’Oxford, 47 % des emplois seraient automatisables d’ici 20 ans : en d’autres termes, d’ici deux décennies – ou encore en l’espace d’une génération – 50% des travailleurs vont perdre leur emploi.

Pas seulement les ouvriers : en fait dans l’industrie, la robotisation est déjà loin derrière, les machines intelligentes ayant déjà remplacé les cols bleus sur les chaines de montage automobile.

Pas seulement les employés, même si c’est parmi les jobs faiblement qualifiés que les dégâts seront les plus violents et surtout les plus rapides : ainsi plus besoin de télémarketeurs pour placer produits et services par téléphone, les bots feront parfaitement le job à leur place … beaucoup moins cher !

Mais les médecins ont bien du soucis à se faire, surtout quand on sait que – selon une autre étude de l’Université de l’Indiana – que le diagnostic d’une intelligence artificielle est 41% plus précis que celui d’un oncologue.

Les plus optimistes vous diront que la montée en puissance de la robotique et de l’intelligence artificielle s’accompagnera nécessairement de la création de nouveaux métiers : il faudra bien assurer la maintenance des robots, développer de nouveaux logiciels, etc. Reste à savoir sur les gains équilibreront les pertes …

Les plus pessimistes militent depuis longtemps pour le développement rapide d’un revenu universel : plutôt que faire peser des charges sociales de plus en plus lourdes sur des salariés de moins en moins nombreux, autant taxer les machines et redistribuer l’impôt à tous les citoyens.

Tous ces bouleversements ont de multiples implications économiques, sociales, politiques – ou plus simplement humaines : pas facile de réaliser que son savoir sert n’est plus d’aucune utilité et que ses compétences n’en sont plus ; les canuts lyonnais ont cassé les métiers à tisser automatiques avec le même désespoir.

Le plus déstabilisant aujourd’hui, c’est la vitesse à laquelle s’effectuent toutes ces mutations : non seulement des métiers « anciens » comme caissiers, comptables ou employés de banque, disparaissent ou vont très prochainement disparaître , mais on peut s’interroger sur la légitimité à court terme de postes comme … community managers, si aisément remplaçable – au moins en partie – par des bots.

Enduire son siège de glue pour éviter de se faire virer, ne constitue certainement pas la meilleure solution pour s’épanouir dans son travail – d’autant que les entreprises de demain ne ressembleront évidemment plus à celles d’aujourd’hui, les jeunes générations privilégiant leur indépendance.

Avant-hier, nos grands-parents pouvaient espérer exercer le même métier tout au long de leur vie au sein de la même entreprise ; aujourd’hui, il nous est demandé d’être capables de nous adapter en continu aux nouvelles exigences de notre profession, d’assurer de nouvelles fonctions, exercer de nouveaux jobs, hier encore inconnus.

Demain – et c’est très bientôt – il nous faudra – et bien évidemment, toujours en continu – nous montrer capables d’encore plus d’agilité, en inventant sans cesse de nouveaux métiers, que nous pourrons exercer le plus souvent de chez nous avec des partenaires situés à l’autre bout de la planète.

Les robots pourront peut-être nous voler nos emplois, ils ne sont cependant pas – encore – près de les inventer à notre place.