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Récemment sont parues les Chroniques de l’intimité connectée, recueil de nouvelles du think tank : Les mardis du Luxembourg : rencontre avec Philippe Boyer, chroniqueur à la Tribune et auteur de nombreuses publications sur le marketing et la relation clients.

 

Ta nouvelle s’intitule La vie numérique est un songe ; tu y rencontres Ray Kurzweil, le pape du transhumanisme : d’où te viens cet intérêt pour le transhumanisme ?
Le transhumanisme est un courant de pensée qui fait énormément parler de lui. On le comprend compte tenu de la promesse qui est faite : rien moins que de prolonger la vie, voire de tuer la mort ! Fantasme ou réalité ? Il n’empêche que du côté des géants de l’internet et de quelques personnages fortunés de la Silicon Valley, des sommes colossales d’argent sont englouties pour développer les conditions réelles de cette vie éternelle. Parmi ces thuriféraires, figure Ray Kurzweill, l’architecte en chef de Google qui affirme qu’en 2040 la machine sera devenue plus intelligente que l’homme et que le transhumanisme est promis a un grand avenir. Personnage ambigu, Ray Kurzweill, âgé de 68 ans fait tout pour tenir jusqu’au moment où la mort sera vaincue. On dit même qu’il agrémente ses repas de compléments alimentaires à raison d’une centaine de pilules par jour et si jamais il venait à mourir, il a demandé à être congelé pour être ramené à la vie lorsque sa prédiction de vie éternelle sera réalisée.

Ton héros se voit offrir une vie éternelle grâce à un audacieux trafiquage de son ADN …

J’ai voulu dans cette nouvelle mélanger le transhumanisme avec l’actualité de la génomique. Les travaux autour de CRISPR (Clustered regularly interspaced short palindromic regions) se veulent être  le « couteau suisse » de la génétique que tous les chercheurs appelaient de leurs vœux. Puissante, facile à mettre en œuvre, peu onéreuse, cette technique permet de supprimer, modifier ou ajouter des gènes à la demande, et de concevoir ainsi des organismes mutants pratiquement à la chaîne. Quand le transhumanisme s’allie avec ces manipulations génétiques, on imagine les effets !

 

Mais à la fin, il se réveille et redevient un humain bien ordinaire … donc mortel : finalement, le transhumanisme, ce n’est pas encore pour demain ?

Cette nouvelle se nomme « La vie numérique est un songe » en référence à une pièce de théâtre espagnole métaphysique écrite en 1635 par Pedro Calderón de la Barca (La vida es sueño). On dort et puis on se réveille et on se souvient vaguement que notre rêve pouvait être un cauchemar…

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