Utopie ou dystopie : l’heure du choix

En ce début d’année, les experts marketing rivalisent d’imagination pour révéler à leurs lecteurs leurs prévisions pour 2018.

2017 fut l’année de l’Intelligence Artificielle, 2018 sera celle d’applications plus concrètes comme les chatbots, la réalité augmentée mais aussi … les Fake News – et encore, nous ne parlons ici que celles concernant les marques !

Précision : ces prévisions ne sont pas les miennes, mais ont été juste glanées au détour de quelques blogs.

Et mis à part les Fake News, globalement les tendances présentées déclenchent plutôt l’enthousiasme … des experts qui les évoquent : on va pouvoir encore plus dialoguer avec ses clients … mais on ne se demande pas si ces derniers seront encore plus heureux de parler à des robots !

Quand on se penche sur les Google Trends, il y a un terme qui croit très significativement dans les recherches des Français : dystopie !

Dystopie ? « Fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur […] Utopie qui vire au cauchemar ».

Exemples : 1984 de George Orwell ; Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ; Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley ; etc.

Dès que l’on se projette dans un futur pas trop lointain, le rêve vira en effet très rapidement au cauchemar dans des univers où de malheureux consommateurs ne peuvent plus rentrer chez eux parce qu’on leur a volé leur identité numérique et que leur portier électronique exige un mot de passe depuis longtemps oublié.

Où des Google Home et autres Amazon Alexa les « formatent » en leur imposant des produits, de la musique, des voyages, des spectacles mieux adaptés à leurs désirs qu’eux-mêmes n’auraient jamais pensé !

Où les autorités affichent leur portait sur d’immense écrans quand ils traversent en dehors des clous et n’ont pas encore payé leur amende … je m’égare, ce n’est pas de la fiction, c’est juste la vie quotidienne en Chine comme le raconte 20 minutes.

Doit-on établir un lien de causalité entre AI, bots, réalité virtuelle, mais aussi retargeting, spamming, etc. et cette vision dystopique qui s’amplifie ? Très certainement !

Un monde où algorithmes et moteurs de recherche connaissent mieux que vous vos désirs les plus secrets peut se révéler rapidement inquiétant ; GAFA, NATU – Netflix, Airbnb, Tesla, Uber –, sans oublier les BATX – Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi, les GAFA chinois –, construisent  le meilleur des mondes dont puissent rêver les consommateurs du monde entier.

Touchez pas au grisbi/bitcoin !

L’avantage avec le Bitcoin, ce ne sont pas les gains colossaux – et les pertes tout aussi détestables – que l’on peut réaliser en spéculant dessus ; non c’est que, et ce quelle que soit la période de l’année, il y a toujours quelque-chose à dire !

Déjà le concept même de monnaie virtuelle, de monnaie cryptographique, d’une monnaie échappant au contrôle des états : il y avait de quoi gloser, voire même fantasmer dans la mesure où personne ne comprenait vraiment de quoi il retournait.

Et puis, il avait la personnalité même de son créateur, le fameux Satoshi Nakamoto, que personne n’a jamais rencontré, et pour cause : personne ne sait qui se cache sous le pseudonyme … et même s’il y a quelqu’un : peut-être un groupuscule de geeks un peu fêlés ?

Ensuite il y a le storytelling autour du Bitcoin avec des histoires comme celle de James Howells, un Gallois en 2013 qui aurait jeté aux ordures un disque dur contenant 7 500 Bitcoins, soit l’équivalent de 9 millions de dollars !

En pleine période estivale, la monnaie s’est sensiblement valorisée, enregistrant un pic à plus de 4 000$ fin août – de quoi faire couler un peu d’encre électronique quand l’actualité est plutôt atone.

Et puis il y a eu tout au long de l’automne une poussée de folie spéculative avec un cours frôlant les 16 000$ à la mi-décembre – à rapprocher des 4 000$ de la fin août : du 400%, de quoi attirer tous les spéculateurs amateurs.

Catastrophe pour tous ceux qui ont décidé de se lancer dans la course aux bénéfices à la dernière heure : aujourd’hui, le Bitcoin est retombé sous les 12 000$… soit quand même une perte de 25% pour certains malchanceux.

Tout cela intervenant après notamment l’annonce du piratage de Youbit, une des principales plateformes d’échange sud-coréennes dont 17% des actifs auraient été dérobés, ouille !

Le Bitcoin a la réputation, comme toutes les monnaies reposant sur la technologie de la blockchain, d’être totalement intraficable : impossible pour des pirates d’en modifier le cours en s’attaquant au cœur du système … puisque justement, il n’y en a pas, toutes les transactions étant soigneusement recopiées sur une ribambelle d’ordinateurs.

Par contre, ce que les détenteurs de la monnaie virtuelle, c’est qu’il est relativement aisé pour de très bons hackers  de cambrioler quelques porte-monnaies électroniques… et comme il n’y a pas vraiment de gendarmes, les voleurs sont les rois.

Chaque jour s’écrivent de nouvelles transactions dans le grand livre du Bitcoin … et une nouvelle page dans son histoire : les marketers parleront de storytelling , et les anthropologues de mythes…

Comme celui du Père Noel : joyeuses fêtes à tous !

AI : aux frontières du mythe … ou au-delà ?

Depuis qu’AlphaGo Zéro a réussi à battre … AlphaGo – voir ici –, d’aucuns estiment que nous ne sommes pas loin d’atteindre la Singularité – voire que nous sommes en train de passer le cap !

Rien de moins … Toutefois, pour la Singularité comme pour bien des notions futuristes, chacun y va de son acception et de son interprétation : grosso modo, elle adviendra le jour où une intelligence non humaine sera capable de mettre au point une autre intelligence non humaine qui lui sera supérieure.

Avec AlphaGo Zéro, nous n’en sommes pas encore là, même si cette AI a réussi à battre une autre AI – AlphaGo en l’occurrence –, qui elle-même avait réussi à battre le champion du monde – humain – de Go, Lee Sedol.

Mais AlphaGo Zéro, même si elle appris à jouer au Go toute seule et a pulvérisé ensuite son aînée AlphaGo , n’en est pas sa fille: à la base d’AlphaGo Zéro, il y a encore … des hommes !

AI et robots intégrant des AI restent aujourd’hui encore des machines incapables d’une réelle autonomie, et notamment de se reproduire – en mieux, ou même en juste aussi bien : on est encore loin de la Singularité.

Ça, c’est pour le côté technologique ; mais il y a aussi le côté mystique …

Et là, les Japonais ont franchi le pas.

Comme le raconte Libération, à Isumi – sur le côte à une centaine de kilomètres de Tokyo – les prêtres du temple Kofukuji procèdent très naturellement à l’enterrement de robots de compagnie, devant les « familles » en recueillement – entendez par là, les humains qui les ont achetés ou à qui on les a offerts.

Les défunts sont essentiellement des Aibos, ces chiens robots de compagnie développés et commercialisés par Sony, de 1999 à 2007 ; des robots dont la firme japonaise arrêtera la maintenance en 2014 … un peu un hôpital qui laisserait mourir les malades âgés plutôt que de les soigner.

A l’heure où le transhumanisme cherche par tous les moyens à prolonger notre existence, en remplaçant pièce après pièce – aujourd’hui de l’implant dentaire à la prothèse de hanche, et demain … cœur, reins, etc. – les robots se voient refuser cette chance : ce ne sont après tout, que des bouts de ferraille pleins de circuits intégrés.

Du moins, pour leurs fabricants ; pour leurs propriétaires – mais doit-on les nommer ainsi – ce sont des êtres (presque) humains, avec (presque) une âme, à qui on doit le respect après la mort – comme l’enseignent les religions au Japon.

A une époque – très proche – où l’homme se réparera comme une simple machine, peut-être, certaines croyances, certaines religions accorderont-elles une âme aux machines supérieures – AI et autres robots.

L’épineuse question des rapports de l’homme à la machine ne fait que commencer à se poser : qu’en sera-t-il quand cette dernière sera supérieure à celui-ci ?

Mythes du 21ème siècle : les robots voleurs de jobs

Accrochez-vous à votre fauteuil, robots et autres intelligences artificielles vont vous contraindre au chômage plus rapidement que vous ne l’imaginiez puisque selon une très sérieuse étude publiée par la non moins sérieuse Université d’Oxford, 47 % des emplois seraient automatisables d’ici 20 ans : en d’autres termes, d’ici deux décennies – ou encore en l’espace d’une génération – 50% des travailleurs vont perdre leur emploi.

Pas seulement les ouvriers : en fait dans l’industrie, la robotisation est déjà loin derrière, les machines intelligentes ayant déjà remplacé les cols bleus sur les chaines de montage automobile.

Pas seulement les employés, même si c’est parmi les jobs faiblement qualifiés que les dégâts seront les plus violents et surtout les plus rapides : ainsi plus besoin de télémarketeurs pour placer produits et services par téléphone, les bots feront parfaitement le job à leur place … beaucoup moins cher !

Mais les médecins ont bien du soucis à se faire, surtout quand on sait que – selon une autre étude de l’Université de l’Indiana – que le diagnostic d’une intelligence artificielle est 41% plus précis que celui d’un oncologue.

Les plus optimistes vous diront que la montée en puissance de la robotique et de l’intelligence artificielle s’accompagnera nécessairement de la création de nouveaux métiers : il faudra bien assurer la maintenance des robots, développer de nouveaux logiciels, etc. Reste à savoir sur les gains équilibreront les pertes …

Les plus pessimistes militent depuis longtemps pour le développement rapide d’un revenu universel : plutôt que faire peser des charges sociales de plus en plus lourdes sur des salariés de moins en moins nombreux, autant taxer les machines et redistribuer l’impôt à tous les citoyens.

Tous ces bouleversements ont de multiples implications économiques, sociales, politiques – ou plus simplement humaines : pas facile de réaliser que son savoir sert n’est plus d’aucune utilité et que ses compétences n’en sont plus ; les canuts lyonnais ont cassé les métiers à tisser automatiques avec le même désespoir.

Le plus déstabilisant aujourd’hui, c’est la vitesse à laquelle s’effectuent toutes ces mutations : non seulement des métiers « anciens » comme caissiers, comptables ou employés de banque, disparaissent ou vont très prochainement disparaître , mais on peut s’interroger sur la légitimité à court terme de postes comme … community managers, si aisément remplaçable – au moins en partie – par des bots.

Enduire son siège de glue pour éviter de se faire virer, ne constitue certainement pas la meilleure solution pour s’épanouir dans son travail – d’autant que les entreprises de demain ne ressembleront évidemment plus à celles d’aujourd’hui, les jeunes générations privilégiant leur indépendance.

Avant-hier, nos grands-parents pouvaient espérer exercer le même métier tout au long de leur vie au sein de la même entreprise ; aujourd’hui, il nous est demandé d’être capables de nous adapter en continu aux nouvelles exigences de notre profession, d’assurer de nouvelles fonctions, exercer de nouveaux jobs, hier encore inconnus.

Demain – et c’est très bientôt – il nous faudra – et bien évidemment, toujours en continu – nous montrer capables d’encore plus d’agilité, en inventant sans cesse de nouveaux métiers, que nous pourrons exercer le plus souvent de chez nous avec des partenaires situés à l’autre bout de la planète.

Les robots pourront peut-être nous voler nos emplois, ils ne sont cependant pas – encore – près de les inventer à notre place.

Mythes du 21ème siècle : le trolling

« En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques », nous renseigne Wikipédia ; on peut troller partout : sur Twitter ou Facebook bien sûr, mais aussi sur un Forum ou en publiant une image, voire une vidéo, etc.

Comme pour tout phénomène de mode, le trolling s’enrichit de multiples expériences qui n’ont pas grand-chose avec … les trolls ; ainsi quand Greenpeace attaque Nestlé via sa marque Kit Kat pour dénoncer la déforestation de la forêt indonésienne (voir ici pour ceux qui auraient oublié), on peut parler de bad buzz, de militantisme, etc., mais pas vraiment de trolling.

Dans la mythologie scandinave, les trolls apparaissaient comme des génies malfaisants, responsables de toutes sortes de nuisances plus ou moins malignes, de simples insultes à des enlèvements d’enfants, avec pour seule motivation … de nuire, juste de nuire.

Ce qui nous empêche de considérer les actions de Greenpeace comme du trolling : l’ONG ne cherche pas à nuire à Nestlé  juste pour la plaisir, mais pour faire plier la multinationale sur l’usage de l’huile de palme – et ce avec un certain succès d’ailleurs.

Le trolling ne concerne pas de telles organisations, mais de simples internautes, socionautes, mobinautes : des gens qui ont envie, sinon de nuire, du moins de s’amuser sur le dos des marques.

Sans raisons. Ou presque : juste pour rire, le plus souvent.

Quand en 2007, Hasbro lance une grande consultation sur le Web pour lancer un Monopoly des villes de France, voilà qu’un petit malin suggère d’inscrire Montcuq dans la case joker. Succès immédiat, la petite bourgade caracolant immédiatement en tête des résultats : Montcuq, c’est drôle !

Quand certains internautes se sont aperçus que seul le 1er mot était connu du système « reCAPTCHA », et que le 2nd servait à aider les logiciels d’OCR – voir ici –, ils se sont mis à taper n’importe quoi à la place du terme proposé – et si possible une grossièreté, c’est plus amusant.

Dans ce second exemple, on sort du simple jeu : on est plus ou moins conscient qu’en agissant ainsi, on perturbe le bon fonctionnement du système : on passe du simple amusement à une forme, encore assez douce, de nuisance.

Nuisance gratuite : pourquoi ainsi tricher ? On rentre de plein pied dans le petit monde du trolling bête et méchant, comme si se faisant, les internautes cherchaient à se venger de quelque-chose – et notamment des institutions et  marques.

On comprend aisément que le consommateur qui vient de subir un préjudice, ou un simple désagrément, se lâche sur les médias sociaux, moitié pour mettre ses amis en garde, moitié pour « faire payer » l’entreprise ; mais aujourd’hui se développent d’autres formes d’agressions, en apparence moins justifiées.

En apparence, car en réalité, le citoyen règle un contentieux qui ne cesse de s’alourdir : « on essaie de me manipuler… ». Il ne sait pas nécessairement comment, mais il y a des éléments de preuve : par exemple, il vient de chercher des renseignements sur une cafetière, et voilà qu’on l’abreuve de publicités ciblées. Et comme les médias n’arrêtent pas de lui répéter que les GAFAs se goinfrent de ses données …

On passe peu à peu d’un système « vertueux » – j’utilise gratuitement des services comme un moteur de recherche ou une messagerie, en contrepartie de quoi ces derniers se financent en m’affichant de la publicité,  exactement comme dans l’ancien temps, TF1 me pourvoyait gracieusement en divertissements en les entrelardant de spots publicitaires – à un système plus diffus : ils collectent des données qui m’appartiennent un peu partout – et oppressant – et je ne sais pas à quoi tout cela sert vraiment – créateur de malaise : alors, l’internaute prend ce qu’il estime sa légitime contrepartie en trollant, un peu beaucoup, passionnément…

Mais au-delà de la motivation fondée ou non, c’est aussi la face sombre du consumer empowerment boosté par le web : le citoyen-consommateur (ces 2 notions parfois antagonistes…) a découvert qu’il a une voix qui porte  et s’en sert un peu à tout propos, comme d’un nouveau jouet fascinant.

On glisse ainsi doucement de l’utopie d’un web libre, démocratique, éclairé et  porteur de connaissances et d’idées à la dystopie d’un monde hyper-connecté où l’agression (fût-elle sous forme de moquerie la plupart du temps)  tient lieu de mode d’expression et et où chacun se sent investi du pouvoir de la foule qui regarde… tout seul derrière son écran, si bien décrypté par “Black Mirror“.

Est-ce vraiment la faute d’Internet ou une plutôt une illustration des petits travers de la nature humaine transposés au XXIème siècle ?

Pour élever un peu le débat, un indice philosophique, sur la difficulté d’être à la fois sujet et objet, et dont le web social est l’illustration ultime :

“Quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi.”  Nietzsche, 1886.

 

 

Mythes du 21ème siècle : le transhumanisme

« L’éternité, c’est long, surtout vers la fin », plaisantait Woody Allen, ce qui devrait donner à réfléchir à un certain Ray Kurzweil, le « pape » du transhumanisme, ou son chantre français, le docteur Laurent Alexandre, capable d’affirmer aux Echos : « Grâce aux progrès foudroyant de l’industrie du vivant, l’homme qui vivra 1000 ans est déjà né ».

Nota : pour ceux qui ignoreraient encore tout du transhumanisme et de ses brillants zélateurs, Wikipédia en parle ici très bien.

Même si le transhumanisme n’est pas exempt d’implications religieuses – offrir aux hommes d’accéder à une quasi éternité remet en cause l’autorité divine –, il ne constitue en rien une religion : il se situe dans une autre … temporalité.

Les principales religions monothéistes situent la vie éternelle après la mort tandis que pour le transhumanisme, elle devient accessible ici et maintenant – presque, quelques petits réglages restant cependant à effectuer ; et en ce sens, l’éternité transhumaniste constitue bien un mythe contemporain.

Bien évidemment pour la pensée mythique, l’éternité n’est pas de notre monde – la réalité de la mort constituant une très évidente contradiction ; mais elle ne la renvoie pas non plus dans un au-delà incertain : elle la place donc dans les seuls espaces temporels disponibles : le passé ou les mondes parallèles.

Les mondes parallèles, c’est par exemple l’Olympe, inaccessible aux humains … sauf exceptions, pour les demi-dieux, voire certains héros ; en fait une réconfortante allégorie ou une représentation onirique et psychanalytique, au choix !

Le passé, c’est le mythe de l’âge d’or, celui du règne de Saturne et de l’éternel printemps qui suit la création de l’Homme ; un monde particulièrement agréable où « en l’absence de tout justicier, spontanément, sans loi, la bonne foi et l’honnêteté y étaient pratiquées », chantait Ovide.

L’éternité trouvera hélas son terme le jour où Zeus précipitera Saturne – Cronos en grec – dans le Tartare : contrairement à l’expulsion de l’homme du Jardin d’Éden, ce dernier n’est en rien responsable de sa chute : juste un conflit entre père et fils dont les humains feront les frais.

L’éternité constituait donc le lot commun de l’humanité : en ce sens, le transhumanisme ne fait que rétablir une injustice, l’homme ayant perdu son éternité par la faute des dieux, et non par son fait.

Toutefois, pour que le transhumanisme demeure un mythe, encore faut-il qu’il … échoue : car si demain, nous visons tous 1000 ans, il deviendra une réalité !

D’ici là, nous aurons toujours à affronter la « Grande Faucheuse », en espérant que l’éternité ne soit pas seulement un mythe, mais se situe bien dans l’au-delà – en ayant à l’esprit cette autre pensée de Woody Allen : « Je n’ai pas peur de la mort, mais quand elle se présentera, j’aimerais autant être absent ».