Rise ! Quelle générosité pour le monde d’après ?

Rise ! Quelle générosité pour le monde d’après ?

Nous voici donc déconfiné-e-s, et à l’aube d’une nouvelle époque…
Nouvelle, vraiment ?  L »avenir nous le dira…
 
Mais une chose est sûre, le monde demain aura besoin de plus de solidarité. Une solidarité qui ne pourra impacter que grâce à une générosité reboostée après l’érosion de ces dernières années.
 
L’écosystème associatif est face à un momentum inédit, riche d’enjeux, et qui va appeler de nouvelles réponses auxquelles tous seront appelés à contribuer.
 
Distanciation sociale oblige, c’est par un webinar dans le cadre du Club Marketing Responsable de l’Adetem que nous avons lancé les premières pistes de réflexion. Revivez-le en live :

Durant ce webinar, Xavier Charpentier, co-fondateur de FreeThinking, Olivier Classiot, co-fondateur de Des Enjeux & des Hommes , et Sylvie Morin-Miot, resposable Collecte et Communication de Planète Enfance & Développement  ont confronté leurs insights et leurs retours d’expérience sur les enjeux du fundraising et les nouvelles approches pour mieux adresser les donateurs, et booster les partenariats avec les entreprises responsables.

Ce webinar est aussi la première étape d’une initative plus large de réflexion continue sur la générosité de demain, avec :

Un Livre Blanc

60 pages de constats éclairants et de pistes actionnables, pour éclairer un peu l’avenir du fundraising

Une plateforme collaborative

Pour réfléchir ensemble sur comment faire évoluer le  pacte de solidarité dans une société abîmée.

Enfin, le 24 Septembre, c’est une matinée  workshop qui nous réunira autour d’un programme dont vous nous reparlerons cet été. Save the date!
 
Co-op versus Covid : quelles stratégies pour tenir et rebondir ?

Co-op versus Covid : quelles stratégies pour tenir et rebondir ?

La pandémie de Covid-19 réveille une perception que l’on avait bien enfouie : celle de la fragilité de notre monde, de notre modèle économique, de nos entreprises, de nos existences…

A ce choc – sanitaire, puis économique, mais éminemment psychologique – va probablement répondre dans le monde d’après un besoin accru de solidarité de terrain et de participation.

Bonne nouvelle : demain verra sans doute la co-construction devenir une réalité au quotidien, et non plus un gadget réservé aux happy-fews.

Pourquoi, comment ? Rêvons un peu…

Co-construction entre l’entreprise et ses collaborateurs

Les nouveaux modes d’organisation du travail imposés par le confinement vont produire des effets durables.

Le télétravail entraine une digitalisation à marche forcée des entreprises. Si le contexte est douloureux, il a néanmoins le mérite de faire accélérer – dans l’urgence, mais concrètement – les organisations qui avaient fait de l’agilité un projet à long terme.

Et face aux rebonds de contamination prévisibles dans les prochains mois, il n’est plus l’heure d’attendre pour doter l’entreprise de solutions de collaboration hors les murs : elles sont légion, peu coûteuses voire gratuites, et faciles d’utilisation (dans l’esprit du Lab Nexize que nous avons développé et qui est ouvert à tous pendant ces temps compliqués).

Dans le même temps, les collaborateurs découvrent ou retrouvent une part d’autonomie qui ne se ressent pas forcément dans les murs de l’entreprise. A la sortie de cette période inédite, retrouvera-t-on les modes d’organisation à la papa qui prévalaient hier encore ? Il est permis d’en douter…

Mais tout le monde n’a pas le luxe de travailler à domicile. Nos nouveaux premiers de cordée sont dans les champs, dans les entrepôts, dans les quelques magasins encore ouverts, et évidemment dans les services de santé.

On les avait classés un peu vite dans la France périphérique, celle qui bosse sans chercher à briller. Cette France périphérique, elle est aujourd’hui le coeur battant d’un pays affaibli.

En termes de disruption, le Covid-19 bat tout le monde à plate couture (oui, Uber, Frichti et autres Deliveroo, c’est à vous que je pense…) et remet l’humain et la proximité au coeur du sujet.

Demain, les consommateurs-citoyens, les entrepreneurs, les pouvoirs publics devront savoir s’en souvenir.

Collaboration entre les citoyens

Le secteur de l’ESS l’a déjà largement défriché et développé : le collaboratif entre citoyens, ça fonctionne ! Et là encore, les outils et les bonnes pratiques sont connues et éprouvées.

L’Etat lui-même a multiplié les plateformes d’entraide et de volontariat dès le début de la crise.

Le monde de l’entreprise peut – et doit – en tirer des enseignements pour mieux rebondir demain, en incarnant mieux sa proximité et son utilité sociale : la fameuse raison d’être chère aux entreprises à mission.

Co-marketing entre les marques et les consommateurs

Cela nous amène naturellement à repenser la relation entre les marques et les consommateurs. Par pudeur (et par mépris…), on n’évoquera pas les quelques – rares, heureusement – marques qui tentent de saisir l’opportunité de la pandémie pour faire un peu de business additionnel.

Mais pour toutes les autres se pose la question : comment communiquer et vendre dans le monde d’après ?

L’incantation et la communication top-down vivent probablement leurs derniers jours… et c’est tant mieux.

Demain, le marketing et la com de demain devront embarquer – pour de vrai – leurs publics dans une histoire commune, et pour un bénéfice élargi au plus grand nombre.

Là encore, le digital y jouera une place centrale. Mais la connaissance client et la data-science seront aussi des briques fondamentales pour construire les nouvelles relations.

Mais au-delà des outils, c’est avant tout l’approche qui devra changer. Le monde de demain appellera un marketing agile – en mode scrum – où les insights et retours des clients viennent régulièrement faire évoluer l’offre et le discours.

Business as usual, no more

On peut penser sans être devin que les cartes vont être largement rebattues et que le monde d’après sera résilient… ou ne sera pas.

La résilience, c’est adopter de nouveaux mindsets pour savoir mieux gérer les crises à venir, et mieux vivre avec un traumatisme passé. C’est vrai au niveau individuel, ça peut l’être au niveau d’une organisation et d’un pays.

Le business as usual, en revanche – et quand bien même on assisterait à une reprise économique spectaculaire, haha – ne soignera rien en profondeur. Au contraire, la tentation de mettre sous le tapis tout ce que cette crise aura révélé ne pourra qu’amplifier des effets de fracturation sociétales déjà connus depuis 2 ans, et amené les conséquences sociales, économiques et politiques que l’on imagine.

Et si on commençait dès maintenant ?

Au-delà des longs discours, si vous avez envie de plancher concrètement sur la question, l’Adetem organise un Hackaton #hackezlacrise.

Pour vous y inscrire, c’est par ici.

Avec l’IA de Synomia, nous boostons les stratégies SEO & SEA

Avec l’IA de Synomia, nous boostons les stratégies SEO & SEA

Synomia est un acteur de l’IA, spécialiste de la découverte d’insights via l’analyse du langage naturel. Pour répondre à la problématique constamment évolutive du SEA – SEO, Nexize a mis au point avec les équipes Synomia une nouvelle solution : RanX.

RanX permet de piloter simultanément les stratégies SEA – SEO en fonction de ce que recherchent vraiment les publics  et des positions occupées par les concurrents au sein d’un même écosystème.

Nexize renforce ainsi ses solutions d’activation digitale innovantes dédiées à l’écosystème web, confronté à des challenges concurrentiels qui s’amplifient et se complexifient.

L’expertise de Nexize associée à l’intelligence artificielle de Synomia lui permettent d’appuyer des recommandations opérationnelles inédites et performantes grâce à 3 principaux avantages :

  • Une richesse sémantique différenciante, capable de découvrir des concepts et des termes de recherche associés aux mots-clés traditionnellement utilisés en SEO et SEA,
  • Des recommandations directement activables ouvrant le champ des possibles en terme de dispositifs (stratégie de contenu, audit de site, etc..)
  • Une combinaison de 6 leviers opérationnels permettant une approche concurrentielle innovante : les dérivés sémantiques obtenus grâce à l’IA, les volumes de recherche, les CPC, les scores de position, les score de pertinence sémantique et le score de concurrence.

    L’approche concurrentielle nourrie par l’IA est la clé de voûte de ce partenariat technologique. Chaque thématique abordée est prise en compte de façon indépendante.  Nous pouvons dès lors proposer des angles et des stratégies réellement en lien avec le sujet ciblé et la manière dont les internautes l’appréhendent, et ainsi augmenter à la fois la gamme des solutions personnalisées pour nos clients et les performances de leurs investissements web », précise Hervé Pépin, directeur associé et digital strategist de Nexize.

    Ce partenariat technologique s’inscrit dans la droite ligne de ce que nous souhaitons faire : rendre concrète et performante notre technologie d’IA sur tous les métiers du digital. C’était un vrai plaisir d’accompagner Hervé et ses équipes dans la réflexion stratégique et la construction de cette nouvelle solution », Philippe Ait-Yahia, fondateur de Synomia.

    L’IA pour décrypter les émotions

    L’IA pour décrypter les émotions

     

    L’analyse fiabilisée des émotions est un enjeu récurrent – et complexe – de l’e-reputation.

    Première bonne nouvelle, l’IA apporte des réponses inédites.

    Deuxième bonne nouvelle : l’un des nouveaux acteurs sur ces applications est français !

    Entretien avec Grégoire Pfirsch, fondateur de Q°emotion

     

    Grégoire, tu es le  fondateur de Q°emotion : en deux mots, c’est quoi, Q°emotion ?

     

    Grégoire Pfirsch : La solution Q°emotion met l’Intelligence Artificielle au service de l’analyse des émotions ressenties par les clients, via une plateforme SaaS et des API.

    La promesse de Q°emotion est double : accélérer la relation client et ré-enchanter l’expérience client.

    Les algorithmes d’IA de Q°emotion analysent, classifient et priorisent tout type de messages clients écrits, grâce à la détection des émotions ressenties.

    Par exemple si une entreprise reçoit beaucoup de messages ou d’avis clients (comme des emails, des reviews online ou des verbatim d’enquêtes) et qu’elle a besoin d’accélérer leur traitement, de les prioriser ou de détecter en priorité des situations à risques ou des opportunités commerciales : la solution Q°emotion est faite pour elle.

     

    Jusqu’à présent, dans la relation unissant les socionautes aux marques, on s’est surtout intéressé aux « like » et autres « follow » ; aujourd’hui, on commence à s’intéresser à la qualité des contenus qui enrichissent cette relation…

    Grégoire Pfirsch : De nos jours, les clients sont de plus en plus enclins à se diriger vers le web pour écrire ce qu’ils ressentent. Une mauvaise expérience ou une recommandation ne prend que quelques secondes pour être partagée avec une masse d’internautes. La force de ce moyen de communication est dans le partage massif.

    L’aspect quantitatif a son importance indéniable sur ces sujets : nombre de « like » ou volume de followers.

    Mais de plus en plus d’entreprises se montrent aujourd’hui également sensibles à l’aspect « qualitatif » des contenus partagés et commentés, notamment dans des logiques d’influenceurs ou d’ambassadeurs.

    C’est pourquoi nous proposons aux marques de compléter la logique « quanti » par l’évaluation émotionnelle des contenus partagés ou commentés par les principaux acteurs de l’écosystème pour identifier les « influenceurs ou ambassadeurs émotionnels » : quels sont ceux qui promeuvent des contenus émotionnellement favorables ou défavorables à ma marque ?

     

     

    L’analyse des émotions sur le Web date des débuts du Web 2.0 ; mais rapidement on s’est aperçu que la réalité des sentiments allait bien au-delà du comptage de quelques mots positifs ou négatifs : qu’est-ce qui a changé depuis ? Qu’est-ce qu’apporte notamment l’AI ?

    Grégoire Pfirsch : Aujourd’hui, les puissances de calcul informatique (traitement automatique de gros volume de data) couplé à de l’Intelligence Artificielle (processus d’apprentissage automatique : machine learning) autorisent une analyse beaucoup plus experte et fiable de la linguistique (NLP – Natural Language Processing), et dans le cadre d’analyse émotionnelle, une meilleure détection des tonalités émotionnelles du langage.

    Chez Q°emotion, nous mettons l’IA (Intelligence Artificielle) au service de la compréhension des émotions, pour plus d’empathie dans l’expérience et la relation client. Un exemple d’application est la détection de fortes émotions dans les avis clients d’une compagnie aérienne, pour détecter les facteurs d’enchantement ou de désenchantement, et pour prioriser l’urgence des recontacts sur des sujets critiques (sécurité, juridique, image, bad buzz…).

    Nos algorithmes d’IA permettent de repérer dans les éléments de langages écrits les émotions extrêmes (colère, dégoût, surprise) et les niveaux d’intensité inhabituels pour faire émerger les messages prioritaires et anticiper les situations à risque potentiel : détection en temps réel de bad buzz ou de risque de churn/ d’attrition clients par exemple.

     

    Reste malgré tout une forte proportion des internautes à manier litotes et ironie : « Super restaurant » peut tout aussi bien signifier « Horrible gargote » dans la bouche de certains …

    Grégoire Pfirsch : Nous nous appuyons sur un dictionnaire multilingue du langage émotionnel de plusieurs dizaines de millions de mots et d’expressions indexés émotionnellement (ainsi que toute caractéristique du langage écrit: abréviation, argot, émoticônes, … ).

    Ainsi les différentes figures de style utilisées vont aussi pouvoir être indexées dans notre base d’apprentissage; la syntaxe et le contexte dans lequel ces expressions sont employées permettent de confirmer ou d’inverser le sens émotionnel du propos: par exemple l’usage d’émoticônes permet souvent de détecter l’ironie.

    Amazon : la croissance à tout prix

    Amazon : la croissance à tout prix

    Janvier 2018 : on apprend qu’Amazon UK vient de publier plusieurs annonces de recrutement de … « Senior Product Manager, EU Product Insurance » – tiens, le géant américain voudrait-il disrupter le métier de l’assurance ?

    Mars 2018 : on apprend qu’Amazon « serait en discussions avec divers établissements comme JPMorgan Chase pour se lancer dans le secteur », selon Frenchweb – tiens, le géant américain voudrait-il disrupter le métier de banquier  ?

     

    Finalement, c’est quoi le métier d’Amazon ?

    Distributeur ? On serait tenté de le croire. Et il est même depuis 2016 le premier distributeur non alimentaire en France en termes de CA…

    Sauf que son activité de loin la plus rentable, se situe dans le cloud avec Amazon Web Services qui dégage une marge opérationnelle de 25 %.

    Mais Amazon est aussi un précurseur de l’IoT et de l’AI avec Alexa, et ce avec un réel succès puisque plusieurs millions de son assistant vocal se seraient vendus aux Etats Unis l’an passé, avant de bientôt débarquer en France ?

     

    Ou simplement … disrupteur en chef de l’économie mondiale ?

    L’activité de distributeur  d’Amazon restait déficitaire en 2016 hors Amérique du Nord… à un tel point qu’on peut se demander si son métier, ce n’est pas juste de disrupter non seulement les distributeurs traditionnels  (par des pratiques  entre dumping et vente à perte selon ses détracteurs…), mais aussi d’autres marchés.

    Comme les autres GAFA, Amazon est assis sur un trésor de guerre fabuleux qu’il tire essentiellement de ses activités dans le cloud.

    Mais alors que Apple et Google dépensent des sommes conséquentes dans la recherche, parfois même très visionnaire, quand la firme de la Silicon Valley s’intéresse au transhumanisme, et que Facebook bétonne sa domination sur le Web social,  Amazon semble en perpétuelle poussée de croissance tous azimuts.

    Rachetant un jour un distributeur de produits biologiques, Whole Foods Market, bien ancrée dans le « brick and mortar »

    Se lançant dans la vidéo à la demande avec Amazon Video…

    Acquérant un jour une start-up fabriquant des sonnettes et des caméras de surveillance connectées…

    Et quand Travis Kalanick,  CEO d’Uber, rêvait d’un immense parc de véhicules autonomes – finis ces damnés chauffeurs – Jeff Bezos lui investit dans des milliers de robots et vient de déposer « des brevets pour un bracelet permettant de détecter les mouvements des mains de ses employés » : pour mieux « les transformer en robots », s’inquiète La Croix.

    Kalanick a sauté pour rassurer les marchés – mais Uber continue à perdre des sommes colossales… l’entreprise de Bezos gagne des milliards : il a les coudées plus franches.

     

    Stop ! On peut résumer ?

    Vente en ligne, magasins physiques avec Amazon Go, services Cloud, VOD, IOT, IA…. Il est loin le temps de la librairie en ligne…

    Il y a quelque chose de fascinant à voir Amazon se déployer tous azimuts,… et à décrypter sa stratégie de diversification pas toujours lisible.

    Cet article sur Causeur  apporte un éclairage intéressant : au-delà de devenir « l’Everything Store », la vocation d’Amazon ne serait-elle pas simplement  de « numériser le réel et réaliser le numérique » , en mettant les clients de son côté, par la qualité de service portée par l’innovation ?

    On peut le croire. Et les concurrents, qu’ils soient pure-players comme traditionnels, ont encore un peu de boulot pour faire aussi bien.

     

     

    Facebook-TF1 : un même avenir ?

    Facebook-TF1 : un même avenir ?

    En quelques années, Facebook est un peu devenu au web mondial  ce qu’était TF1 au marché français dans les folles années 1990-2000 : un media massif et mainstream, avec une couverture d’audience incomparable toutes tranches d’âge confondues.

    Et comme TF1, Facebook vieillit… rapidement !

    Selon une étude du Pew Research Center, seuls 51% des ados de 13 à 17 ans l’utilisent, contre 85% pour YouTube…

    Le vieillissement des audiences, avant les médias sociaux, c’était le cauchemar des supports traditionnels… et de TF1, justement. Ca l’est toujours d’ailleurs, car son audience vieillit très vite, et surtout plus vite que la moyenne du média dans son ensemble.

    Mais Facebook n’a pas l’excuse d’un TF1 : les médias sociaux, contrairement à la télévision, ne vieillissent pas au rythme de la population en général. Si ils conquièrent de plus en plus de personnes âgées, de nouveaux concurrents s’en viennent régulièrement bousculer les anciens et séduire les plus jeunes.

    Et c’est bien là, le problème de Facebook : les ados le délaissent ! Bien sûr, quand ils se tournent vers Instagram, détenu par… Facebook, ça reste acceptable. Mais quand il s’agit de Snapchat, c’est plus gênant … sauf à attendre que la startup continue de dévisser pour la racheter à vil prix – vil prix signifiant malgré tout une somme à 10 chiffres !

    Le drame de Facebook n’est pas celui d’un TF1 : la cible perdue de la chaine, ce sont … les si fameuses ménagères de moins de 50 ans ! A la période faste du média, être jeune, c’était en effet être âgé de moins de 50 ans, si, si.

    Mais, alors que la population française vieillit (un peu plus de 4 ans en un quart de siècle, ce qui explique l’apparente décrépitude du téléspectateur), le marketing et la communication n’ont d’yeux que pour les millenials : non seulement consommateurs et prescripteurs, mais aussi influenceurs potentiels…

    Le « vrai » drame d’un Facebook qui, avec Google, truste la quasi-totalité des investissements publicitaires dans le numérique, serait donc son image à venir  :

    • auprès de l’industrie de l’achat d’espace, qui ne raffole pas trop des medias mainstream, dont la puissance ne sert pas longtemps le côté glamour,
    • auprès de ses utilisateurs eux-mêmes, attachés à une expérience gratifiante, ludique et évolutive, et loin des scandales à répétition en termes de privacy, tant qu’à faire…

    Le vrai risque pour Facebook, ce n’est donc pas de voir son audience vieillir : rien à faire de ce côté-là.

    Ce serait plutôt de commencer à penser lui-même comme un « vieux » (après à peine 15 ans d’existence…) : en pensant que sa puissance le protégera toujours (le fameux too  big to fail), en privilégiant la préservation des acquis (coucou, le Nasdaq), en oubliant de se réinventer, voire de s’auto-disrupter (ce qui serait pourtant bienvenu dans la période actuelle, post Cambridge Analytica et post RGPD…).

    Facebook peut-il redevenir hype ? Le temps nous le dira… Tiens, voilà bien une expression de vieux 😉