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La “vieille économie” saura-t-elle disrupter les GAFA ?

La “vieille économie” saura-t-elle disrupter les GAFA ?

Dans la distribution, ce début d’année a été marqué en France par l’annonce de la suppression de plus de 2000 emplois chez Carrefour, et la cession ou la fermeture de plusieurs magasins de petite surface – essentiellement d’anciens Dia récemment rachetés par l’enseigne.

Autre évènement, l’ouverture au public du magasin sans caisse Amazon Go situé au pied de l’un des gratte-ciels de son QG de Seattle, après des mois de tests qui ont amusé bien des commentateurs puisque le système buguait dès que le nombre des clients dépassait la dizaine.

Si la stratégie diffère d’un continent à l’autre, l’objectif demeure le même : la reconquête des centres-villes, totalement délaissés aux USA et abandonnés au groupe Casino en France.

Les anciennes supérettes hard discount Dia son rapidement devenues des Carrefour City ou Contact – en concurrence frontale en région parisienne avec notamment les Franprix et autres Monoprix ; l’ancien patron de la Fnac va s’attaquer à la problématique plus complexe du commerce en ligne avec cette fois-ci … Amazon dans le viseur.

Plus discrètement – et sans communiquer sur le sujet – le géant américain a publié quelques petites annonces en Angleterre pour recruter … des professionnels de l’assurance, qui seraient basés à Londres ; même si l’on peut s’interroger sur la pertinence du point de chute en plein Brexit, la démarche n’est pas sans inquiéter les Axa et autres Allianz.

La démarche des GAFA demeure toujours la même : avec le trésor de guerre accumulé sur son business de base – qui pour Amazon se révèle plus le « cloud » que la distribution aujourd’hui, du moins en terme de rentabilité –, ils partent à l’assaut de marchés où on ne les attendaient pas vraiment.

Mais c’est quoi le marché de l’assurance aujourd’hui ? Couvrir des risques ? Les anticiper ? Ou plus simplement, gérer de la data ? Et là, Google ou Amazon ont une certaine avance sur leurs concurrents – même ceux qui ne s’imaginaient pas être en concurrence avec eux.

Carrefour, Leclerc, Axa, Allianz : tous ces groupes européens disposent de gigantesques moyens financiers, surtout les deux derniers.

Doivent-ils se battre contre les GAFA qui viennent les disrupter, pour défendre leur pré carré ? Ou ne devraient-ils pas plutôt se demander comment – en s’appuyant sur leurs acquis : présence physique, données, etc. – disrupter les GAFA en leur coupant l’herbe de la diversification sous le pied ?