Bing versus Bard et guerre des IAs : vers une disruption de l’économie digitale en 2023 ?

21 février 2023

Avec Bing, Microsoft mise sur  l'IA pour disrupter Google.

L’IA peut-elle créer un nouveau web plus utile et plus respectueux pour les utilisateurs, et changer une grande partie de l’économie du digital ?

Apparemment, c’est suffisamment plausible pour inquiéter Google lui-même, qui a déclenché une procédure d’urgence, mobilisant ses équipes pour faire face à la menace que représente le chatbot (ou plus précisément, son intelligence artificielle sous-jacente) pour son monopole.

La pression s’est accrue depuis que Microsoft a annoncé l’intégration de la technologie OpenAI dans son moteur de recherche Bing.

Alerte rouge chez Google

Dans un avenir plus ou moins proche, nous pourrions donc assister à un Web sans Google Search ou du moins, sans Google Search tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Bing versus Bard

Un peu d’histoire du web : la course au référencement Google Search a profondément modifié Internet et la façon dont nous accédons à l’information. Il est à l’origine d’environ neuf recherches en ligne sur dix et constitue le moteur de recherche par défaut pour la plupart des appareils connectés à Internet dans la plupart des pays du monde (Baidu est le moteur de recherche principal en Chine où Google est interdit). Si l’on souhaite trouver quelque chose sur le Web, la recherche Google est incontournable.

Google, c’est donc le « taulier » du web : les blogueurs, les éditeurs, les grands organes de presse et les créateurs de contenu se livrent à une course au référencement pour s’assurer une place de choix dans la recherche Google. Cela a conduit à une mécanisation des articles qui alignent les mots-clés pour chercher l’ordre le plus susceptible d’être bien « accroché » par le moteur de recherche. Des emplois entièrement consacrés à la compréhension de la façon dont Google classe une page et des algorithmes qui régissent le référencement existent.

Et pourtant, les plaintes concernant la baisse de qualité de Google Search se sont multipliées au cours des dernières années. Le rôle du SEO (l’optimisation des contenus pour remonter au mieux dans les résultats du moteur de recherche) et du SEA (les annonces publicitaires associées aux mots-clé) font également l’objet de débats. Car la publicité est la principale source de revenus pour Alphabet, la maison-mère de Google, et la synergie entre SEO et SEA évidente, bien que reposant sur des secrets bien gardés.

Une chose est sûre : les annonceurs investissent des sommes énormes pour se retrouver en haut des résultats de Google Search, ce qui a conduit le ministère américain de la Justice à demander que Google vende son activité publicitaire.

La revanche de Bing ?

La recherche assistée par l’IA pourrait, en théorie, atténuer la course au référencement de Google. Un monde sans Google Search, dominé par des moteurs de recherche conversationnels, pourrait fournir des réponses plus rapidement.

Mais pouvons-nous faire confiance à ces réponses ? Spoiler alert : non ! 

Dans une conférence surprise le 7 février, Microsoft (par ailleurs actionnaire à hauteur de 49% d'OpenAI, la société qui a créé ChatGPT et Dall-E)  a annoncé son Bing assisté par "sa" version de ChatGPT :

 

A raison, cet événement a été interprété comme le début de la « guerre des recherches par chatbot ».

Certains pensent même que Bing va enfin sérieusement bousculer Google, du moins s’il arrête de délirer autant que dans les premiers jours de sa version beta et que Microsoft, qui l'a puni avec des restrictions comme celles pour un ado récalcitrant trouve les bons réglages.

La contre-attaque de Google : pétard mouillé ?

Face à la surprise Bing, Google a dévoilé Bard, sa riposte à ChatGPT, un jour avant l’événement de Microsoft.

 

Mais, oups, boulette, là aussi.

S'il parait moins fantasque que le nouveau Bing, le Bard de Google est lui aussi capable de raconter à peu près n'importe quoi.Des astronomes ont rapidement fait remarquer que, lors de la présentation de Google, Bard avait oublié un fait important concernant le télescope spatial James-Webb.

Plus gênant encore , la réactiion de Google à l'offensive du nouveau Bing a semblé timorée : Google a ouvert Bard à des « testeurs de confiance » mais ne prévoit de le rendre accessible au grand public que dans les « semaines à venir ».

Les salariés de Google  eux-mêmes ont jugée " précipitée", " bâclée" et "non Googley" cette stratégie, et estimée que cela pourrait s'avérer une erreur coûteuse à long terme

La sanction - financière -  a été rapide : l'action Google a chuté de près de 10 points dès le lendemain, faisant perdre au géant 100 milliards de dollars en bourse.

Un porte-parole du géant californien a souligné que ses outils basés sur l’IA (Bard, MusicLM) ne sont pas encore disponibles pour le public et ne seront pas diffusés tant qu’ils n’auront pas satisfait à des normes élevées de qualité et de sécurité. Un porte-parole de Microsoft a reconnu « qu’il y a encore du travail à faire et [qu’il] s’attend à ce que le système fasse des erreurs au cours de cette période de prévisualisation », tout en soulignant que les milliers d’utilisateurs qui ont interagi avec la version préliminaire de Bing ont fourni des informations qui « aideront les modèles à s’améliorer. » Certes...

Mais un doute plane...

Google peut-il gérer des innovations de rupture ?

Vous souvenez-vous de Google Plus ?

Lancé en juin 2011 et fermé en Avril 2019, G+ était sensé être la réponse à Facebook. Mais des études de  ont démontré montrent que le temps moyen passé par chaque utilisateur de ce réseau social était d'un peu plus de trois minutes par mois pour Google+ contre plus de six heures pour Facebook, qui a continué jusqu'à maintenant de faire la course - largement - en tête.

Hé oui : ça semble à peine croyable, mais Google a purement et simplement raté la vague des réseaux sociaux, qui sont devenus incontournables sur le marché de l'attention... et de la publicité digitale !

Et pour Google, la dépendance à la pub complique d'autant sa capacité à intégrer les IAs conversationnelles dans son business model majoritairement publicitaire. 

L’avenir de Google est donc incertain.

Le géant de la recherche en ligne pourra-t-il conserver sa couronne ? Seul l’avenir nous le dira.

Et même si les IAs de la concurrence prennent progressivement le relais, l'hégémonie de Google a encore quelques beaux jours devant elle.

Pour autant,  il est à peu près sûr que la recherche assistée par l’IA aura pour effet d'atténuer la course au référencement Made in Google, en SEO comme en SEA, et pourquoi pas, réduire un peu la dépendance aux Gafams.

Et indépendamment des impacts sur les budgets marketing, une économie de la recherche plus fragmentée, où les utilisateurs rebondissent entre différents moteurs et applications, ne serait sans doute pas une si mauvaise nouvelle.

 

Et maintenant ?

Vous aimeriez en savoir plus sur l'impact de l'IA sur le SEO et le SEA, et votre propre stratégie marketing ?

En 2026, une campagne de dons de fin d’année se prépare dans un contexte plus instable : donateurs plus sélectifs, don moyen sous pression, attention captée par l’actualité et budgets médias à piloter avec plus de précision.

C’est une collecte plus sélective, plus instable et plus difficile à prévoir : moins de petits donateurs, un don moyen sous pression, une attention captée par l’actualité et des budgets médias qui doivent prouver leur contribution : les associations doivent préparer décembre autrement.

Pour sécuriser une campagne de dons de décembre, il faut protéger la base existante, capter les intentions de don utiles et ajuster les investissements à partir des résultats réels — sans remettre en cause le rôle de l’agence déjà en place.

Les risques objectifs de la collecte de dons en 2026

La générosité des Français ne s’effondre pas. Mais les chiffres montrent que le don devient un arbitrage plus fragile, notamment pour les publics les plus sensibles au pouvoir d’achat.

Le Baromètre de la solidarité 2026 d’Ipsos BVA pour Apprentis d’Auteuil fait apparaître plusieurs signaux d’alerte :

  • 47 % des Français ont effectué un don en 2025, contre 52 % en 2024 ;

  • le don annuel moyen déclaré est de 336 €, contre 364 € un an plus tôt, soit une baisse de 7,7 % ;

  • 51 % des Français déclarent avoir donné ou envisager de donner en 2026 ;

  • parmi les hauts revenus, cette proportion tombe à 78 %, soit 9 points de moins qu’en 2025 ;

  • 45 % des donateurs déclarent qu’ils réduiraient leurs dons si la situation se dégradait encore.

Ces données ne prédisent pas une baisse identique pour toutes les associations. Elles indiquent toutefois un risque très concret : une partie des donateurs peut donner moins, différer son geste ou concentrer ses dons sur un nombre réduit de causes.

En 2026, le risque principal est une polarisation de la collecte : les donateurs les plus fidèles ou les plus aisés peuvent maintenir leur soutien, tandis que les petits dons et les donateurs occasionnels deviennent plus difficiles à mobiliser.

Pourquoi la campagne de dons de fin d'année est plus exposée

La collecte de fin d’année concentre traditionnellement une part décisive des ressources annuelles. Selon les acteurs du secteur, près de 30 % à 42 % des dons annuels sont réalisés entre novembre et décembre, selon les périmètres observés. Cela fait de décembre un moment stratégique — et vulnérable.

En 2026, trois facteurs se cumulent.

1. Une inquiétude économique durable

La croissance française reste faible en 2026, tandis que l’inflation et les incertitudes sur le pouvoir d’achat continuent de peser sur les arbitrages des ménages. Les prévisions publiées en septembre situent la croissance autour de 0,4 % à 0,5 % selon les institutions, dans une économie marquée par une consommation prudente et une visibilité réduite.

Pour les donateurs, un don de 30 €, 50 € ou 100 € n’est pas seulement un geste de solidarité. Il s’inscrit dans une décision plus large : préserver son budget, anticiper une dépense imprévue ou maintenir une épargne de précaution.

2. Une attention fragmentée par l’actualité

Tensions géopolitiques, conflits internationaux, inquiétudes sociales et démarrage de la campagne présidentielle : l’espace public est saturé. Le Baromètre de la solidarité indique que 92 % des Français sont inquiets du contexte international et 90 % de l’instabilité politique en France.

Cette anxiété peut avoir deux effets contradictoires : renforcer le besoin de solidarité, mais réduire la disponibilité mentale et financière pour donner. Une campagne de collecte de dons doit donc être plus claire, plus concrète et plus crédible que dans un contexte apaisé.

3. Une concurrence accrue pour l’attention et les budgets

En novembre et décembre, les associations ne sont pas seules à solliciter l’attention : marques commerciales, médias, institutions et campagnes politiques intensifient leurs prises de parole. Les audiences publicitaires deviennent plus disputées et les coûts médias peuvent évoluer rapidement.

Un budget fixé au lancement de la campagne ne doit donc pas rester immobile jusqu’au 31 décembre. La collecte de dons en ligne exige un suivi régulier : quels canaux apportent réellement des dons ? Quels segments répondent encore ? Où le coût par don dérive-t-il ?

Les 5 risques à surveiller pendant une collecte de fin d’année

Risque Ce qui peut se produire Signal à suivre
Baisse du nombre de donateurs Les donateurs occasionnels répondent moins ou plus tard Taux de réponse, volume de dons, réactivation
Érosion du don moyen Les montants suggérés sont moins suivis, les petits dons reculent Don moyen, part des dons sous 100 € ou 150 €
Hausse du coût d’acquisition Le trafic payant coûte plus cher sans produire davantage de dons Coût par don, ROAS, taux de conversion
Fatigue de la base Trop de sollicitations génériques fragilisent la relation Désabonnements, baisse d’ouverture, baisse de clic
Dépenses par inertie Les budgets restent alloués à des canaux qui ne contribuent plus Écart entre clics, conversions et dons réellement attribués

L’enjeu n’est pas de tout mesurer. Il est de suivre quelques signaux qui permettent d’agir avant que la sous-performance ne soit irréversible.

3 scénarios pour votre campagne de collecte 2026

Une association ne devrait pas préparer décembre avec un objectif unique et rigide. Elle doit prévoir plusieurs scénarios, pour savoir quoi faire si le contexte ou les performances évoluent.

Scénario Hypothèse Réponse recommandée
Résistance La saisonnalité de décembre compense une partie du climat anxiogène Consolider les canaux performants et suivre les signaux de conversion
Prudence Les dons ponctuels et le don moyen reculent, l’acquisition devient plus coûteuse Segmenter la base, activer les publics prioritaires et réallouer les budgets chaque semaine
Choc Un événement géopolitique, social ou politique monopolise brutalement l’attention Réduire les dépenses peu contributives, privilégier les publics engagés et les canaux intentionnistes

Le scénario de prudence est aujourd’hui le plus utile pour planifier une campagne de dons de fin d’année. Il évite à la fois l’alarmisme et l’optimisme par défaut.

Comment sécuriser une campagne de dons de fin d’année ?

Pour une association, sécuriser une collecte ne signifie pas envoyer plus d’emails ou augmenter mécaniquement le budget média. Il s’agit de prendre de meilleures décisions, au bon moment.

Segmenter et fidéliser les donateurs

La même campagne ne doit pas être adressée avec la même pression à tous les contacts. Un donateur régulier, un donateur récent, un ancien donateur, un sympathisant engagé ou une personne inactive depuis plusieurs années n’ont pas la même relation à la cause.

Une segmentation utile permet de :

  • protéger les donateurs fidèles avant de les solliciter à nouveau ;

  • identifier les profils à réactiver ;

  • adapter la demande et le rythme de contact ;

  • repérer les donateurs ayant un potentiel de montée en valeur ;

  • préparer la fidélisation après le 31 décembre.

C’est l’objet de nex:donors : donner à l’association une lecture opérationnelle de sa base afin de mieux mobiliser, fidéliser et développer les donateurs existants.

Activer Google Ad Grants et l’intention de don

Lorsque l’attention payante est plus disputée, le moteur de recherche reste un levier stratégique. Une personne qui cherche comment aider, donner ou soutenir une cause manifeste déjà une intention forte.

Google Ad Grants peut permettre aux associations éligibles de développer cette acquisition intentionniste. Mais un compte Grants ne crée pas des dons par lui-même : il doit être structuré autour de requêtes utiles, de campagnes cohérentes, d’annonces adaptées et d’un suivi de la contribution réelle à la collecte.

nex:grants aide les associations à évaluer leur potentiel Google Ad Grants, identifier les opportunités de visibilité et concentrer leur effort sur les recherches qui peuvent soutenir la collecte.

Réallouer les budgets selon les résultats réels

En période d’incertitude, une répartition média fixée en début de campagne devient vite un risque. L’association et son agence doivent pouvoir ajuster la pression et les investissements à partir de résultats réels, et non de simples volumes de clics ou d’impressions.

Les questions à se poser chaque semaine sont simples :

  • Quel canal produit des dons, et pas seulement du trafic ?

  • Quelles audiences conservent un coût par don soutenable ?

  • Quels messages et séquences continuent de mobiliser ?

  • Où renforcer l’effort ?

  • Où ralentir avant de dépenser par inertie ?

nex:ads centralise la lecture des campagnes et fait remonter les optimisations prioritaires pour améliorer la contribution réelle des investissements à la collecte.

Pour sécuriser une campagne de dons de décembre, une association doit segmenter sa base, activer l’acquisition intentionniste et réallouer son budget média selon les résultats réels.

Un outil de résilience pour la collecte de dons

Nexize ne vient pas remplacer votre équipe collecte, votre agence créative, votre prestataire CRM ou votre agence média. nex:shield ajoute une couche de lecture et de décision à votre dispositif existant.

Elle réunit trois leviers complémentaires :

  • nex:donors pour analyser la base, segmenter les donateurs et préparer les actions de fidélisation, de réactivation ou d’upgrade ;

  • nex:grants pour activer le potentiel Google Ad Grants et benchmarker la visibilité Search ;

  • nex:ads pour lire les performances, détecter les dérives et recommander des réallocations budgétaires.

L’accompagnement reste humain. Un expert Nexize suit la campagne, explique les signaux utiles, formule les recommandations et facilite les arbitrages avec l’association et ses partenaires. Les outils accélèrent l’analyse ; ils ne prennent pas les décisions à votre place.

Simulez le risque de votre collecte de fin d’année

Avant de verrouiller votre campagne de collecte, évaluez votre exposition. En 4 repères simples — collecte précédente, don moyen, profil des donateurs et budget média — notre simulateur permet d’obtenir :

  • une fourchette prudente de collecte de fin d’année ;

  • une estimation du montant potentiellement exposé ;

  • le levier à traiter en priorité : fidélisation, Google Ad Grants ou allocation média.

Votre campagne de dons est-elle prête à tenir dans la vraie fin d’année 2026 ?

[Évaluer l’exposition de ma collecte]

Sources et méthode

Les données de contexte citées dans cet article proviennent notamment du Baromètre de la solidarité 2026, enquête Ipsos BVA pour Apprentis d’Auteuil, des prévisions de conjoncture de l’Insee publiées en septembre 2026 et des projections actualisées du Gouvernement français. Les scénarios proposés constituent une méthode de planification : ils ne représentent ni une promesse de résultats ni une prévision individuelle de collecte.

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