Z Event 2022 : 5 leçons sur le vrai pouvoir des communautés

Z Event : quand les gamers veulent changer le monde 

Avec 7 ans d’existence et plus de 10 millions d’euros collectés pour la seconde année consécutive, le speedrun caritatif annuel des gamers a de nouveau fait très fort.

Depuis sa première édition en 2016 avec 170.000 euros collectés, le Z Event est désormais le stream caritatif qui a rapporté le plus d’argent de l’histoire.

Le Z Event, c’est donc un marathon de streaming sur 3 jours où des gamers (pour la plupart réunis dans un lieu unique) streament (jouent en ligne et en live) avec leurs communautés Twitch, dans un objectif : pousser leurs communautés à faire des dons pour des associations.

Si tout ça vous semble juste un truc de geek un peu puérils, jetez un coup d’oeil aux chiffres d’audience des streamers

Et si ça vous semble un peu gratuit, là encore, détrompez-vous : il y a un business model. Comme tout influenceur, le streamer est rémunéré par la plateforme sur une quote-part des revenus publicitaires et des abonnements souscrits… Oui, tout comme sur YouTube, et avec des règles changeantes qui vont rarement dans le sens du créateur de contenus.

Leçon n°1 : une communauté, c’est d’abord une passion partagée : le reste suit…

 

Le Z Event 2022, un grand succès…

C’est là où ça devient impressionnant !

  • 57 streamers
  • Jusqu’à 500 000 personnes connectés similtanément
  • 185 000 euros collectés par heure
  • Le 1er million atteint 3h30 après le lancement
  • 2,7 millions d’euros collectés en vente de goodies
  • Plus de 10 millions d’euros collectés au total
Leçon n°2 : les communautés « virtuelles » peuvent créer un vrai impact sur le réel… 

Beau succès donc, qui a peut-être donné des idées à Twitch, qui lance la bêta de « Charity« , une fonctionnalité qui permet en quelques clics de réaliser des streams caritatifs.

Et des polémiques !

Les gamers sont cools et engagés… mais un peu tâtillons.

L’édition 2022 du Z Event devait initialement être dédiée à une seule asso : GoodPlanet

Mais, oups, les gamers ont estimé que ça sentait un peu le greenwashing…

Rétropédalage express du ZEvent et de l’asso, puis vote pour désigner non pas une mais 5 assos environnementales bénéficiaires : de la très puissante (WWF) aux plus petites (Sea Shepherd, Sea Cleaners) en passant par la LPO et Time for the Planet.

Leçon n°3 : on ne mobilise pas une communauté sans apporter de preuves… 

Mais la boulette la plus médiatisée est sans doute celle d’Emmanuel Macron en personne, qui a cru bon de féliciter (d’une manière un peu paternaliste) les streamers et leurs communautés, déclenchant des réactions, à chaud et en live, qui sont devenues mythiques :

Leçon n°4 : les communautés détestent qu’on leur fasse la morale…

 

Une communauté… ou des communautés  ?

Les spécificités des réseaux sociaux, et de leurs structures d’audiences, fait qu’aujourd’hui n’importe quelle marque – même caritative – n’a pas une seule, mais plusieurs communautés.

Et c’est de la pluralité que peut naitre la force communautaire : tous les streamers et viewers engagés dans le Z Event ne sont pas à ranger dans une même case, et chaque communauté de streamer est spécifique. Leurs lives en témoignent : de l’e-sport aux tutos de cuisine en passant par le gaming, à des quizz de culture générale. Plusieurs types de contenus, plusieurs typologies de public

Ce sont donc toutes ces communautés qui à un instant T ont su rassembler leurs forces, toutes leurs audiences que ces streamers ont su embarquer, pour une opération « one shot ».

Leçon n°5 : c’est en  comprenant et en assumant la diversité des communautés qu’on peut les transformer en force d’action…

Et ce sont certainement aussi ces communautés qui un jour apprendront à se réinventer…. Zerator, l’un des fondateurs de Zevent dit lui-même qu’il « aimerait bien tuer Zevent avant qu’il ne meure » !

On le sait déjà : quelle que soit sa qualité, une stratégie de contenus ne suffit pas à faire croitre, vivre et encore moins mobiliser une communauté, pour une raison toute simple : les algorithmes des plateformes ont un objectif déclaré : ne présenter que les contenus susceptibles de vraiment intéresser l’utilisateur… et un autre moins avouable : booster le chiffre d’affaires des social ads.

Bien développer ses communautés aujourd’hui, c’est aussi – et d’abord – mieux les intégrer dans son écosystème digital. Bonne nouvelle : des solutions existent !

 

Si vous souhaitez activer différemment vos communautés pour en faire une force utile, c’est par là. 

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