Le metaverse est-il vraiment le futur du web [spoilers] ?

21 septembre 2022

Et si on parlait un peu de metaverse ?

Depuis que Mark Zuckerberg l’a auto-proclamé successeur du web, on ne parle plus que de metaverse. Que faut-il en penser, et pourquoi ?

Petit saut en arrière : octobre 2021, Facebook alors au milieu d’une tempête médiatique (le Facebook files) annonce d’une part qu’il change de nom (Meta) mais surtout que l’internet sur lequel nous surfons actuellement va mourir…. L’avenir du numérique sera en 3D et se tiendra dans un monde virtuel : le « metaverse ».

OK, mais le metaverse c’est quoi ?

Difficile d’expliquer ce qui n’existe pas encore vraiment, dont on n’a pas encore dessiné tous les contours, ni toutes les applications.

Mais ça tombe bien : cette vidéo vous décrypte tout ça : on y trouve beaucoup de pédagogie... et quelques perles !

Quoi que… Dans son concept et pour faire court, le metaverse ressemble beaucoup à un Second Life augmenté, dont on parlait ici et que l’on définissait comme la préhistoire de Facebook. Si vous avez l’impression qu’on tourne un peu en rond et que le metaverse, c’est juste un mix entre réseau social et réalité virtuelle, rassurez-vous : vous êtes sain d’esprit.

Mais si nous voulions quand même essayer de le définir (en s’appuyant sur la vision de Meta), nous dirions que le web devrait plonger dans la VR et ainsi nous permettre de naviguer dans des mondes virtuels… tout en s’appuyant sur le monde réel qu’il est censé répliquer ! Au prix d’un équipement un tantinet coûteux quand même, mais bon : il faut ce qu’il faut pour vivre dans le futur.

Dans Horizon Worlds, le metaverse de Meta, on pourra donc promener son avatar, rejoindre ses amis à un concert, faire des activités à plusieurs, travailler, faire son shopping, être recruté, partir en vacances… C’est fou !

Et avec un look d'enfer en prime, quelque part entre les Memojis et les Teletubbies :

Le champ des possibles semble donc immense et l’usage sera même certainement là où on ne l’attend pas (si vous pensez à l’industrie du X, qui a toujours su s’approprier les nouvelles technos avant tout le monde, vous n’avez pas forcément tort).

Et Meta va plus loin en espérant que tout l’écosystème du web se mettra d’accord pour rendre interopérables tous ces services.  Google, Microsoft, Apple et les autres seront donc tous OK pour rejoindre le monde virtuel de Meta, ce n’est pas comme si ils étaient dans une concurrence féroce et qu’ils ne planchaient pas déja chacun dans leur coin sur leur propre metaverse (Metamandrill en parle bien mieux que nous)… Qui a dit que Mark Zuckerberg n’avait pas d’humour ?

Et puis, il y a quelques enjeux de business, bien sûr, puisque si l’on en croit une étude Mc Kinsey, l’e-commerce dans le metaverse devrait représenter plus 2.000 milliards de dollars d’ici 2030.

Pour pondérer un peu, les achats sur le metaverse se paieront évidemment en cryptomonnaies, pour se payer entre autres mais pas seulement des NFTs...

Compte-tenu de leur volatilité, Mc Kinsey a peut-être des dons de voyance...

Le metaverse : club VIP ou nouveau monde pour tous ?

Toujours prompts à se jeter sur un nouveau concept rigolo, les marques et les médias ont repris en choeur le prêche de ce bon Mark Zuckerberg. Pas un grand groupe qui n’annonce que le metaverse est son nouveau terrain de jeu.

Tout ça est donc très bien parti, non ? A moins que l’on ait oublié un détail : ils en attendent quoi, les futurs utilisateurs ?

Aïe… Un article du mois de juillet de l’ADN nous annonce clairement que « le metaverse, ça intéresse tout le monde, sauf les consommateurs ».

Une étude internationale menée par Censuswide révèle que seuls 44% des consommateurs seraient prêts à acheter un produit dans le metaverse si ce dernier offre vraiment des expériences similaires à la vie réelle…

C’est là où il va falloir casquer – sans jeu de mots – côté équipement : casque de VR et manettes, combinaison ou gants à retour haptique, tout ça, tout ça…

Et pour tous les autres, ceux qui n’attendent rien du metaverse ?

En fait, leurs attentes en matière de monde virtuel restent très proches du réel : par exemple, une app  offrant plus d’informations sur les produits (26%), des informations plus enrichissantes sur ces mêmes produits, davantage de personnalisation (25%), et des transactions plus rapides (24%).Bref, rien au fond qui nécessite un avatar, des biens virtuels ou des NFT. Juste un meilleur service client et connecté, tout simplement...

Sans parler de celles et ceux qui souffrent déjà plus ou moins de la rupture numérique, ou qui, dans leur pays, ne disposent que d’un smartphone et une connexion 3G pour se connecter au web...

Meta n’en parle pas : un peu paradoxal quand on sait la part très importante qu’ils représentent parmi les utilisateurs de Facebook, et un peu décevant quand on se souvient de la promesse originelle : "To Connect People".

Bon alors, on y va ou pas, dans le metaverse ?

Résumons un peu :

  1. La croissance publicitaire de Meta, et son seul gagne-pain, est en panne, à tel point qu'elle envisage de faire payer certains services.
  2. Coincé entre les scandales à répétition qui touchent Facebook et la concurrence effrénée de Tik Tok, Mark Zuckerberg change le nom de son groupe et dans le même temps dépoussière invente le concept de metaverse. C’est évidemment aux seuls annonceurs et actionnaires qu’il s’adresse à ce moment-là.
  3. Ces mêmes annonceurs et actionnaires s’engouffrent dans la brêche et lancent le buzz du web 3.0 et du metaverse comme nouvelle frontière à conquérir, buzz largement amplifié dans la foulée par les communicants. Ca s'appelle du lobbying...
  4. À part eux, et pour l'instant, à peu près tout le monde s’en fout… Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle tant les enjeux économiques et juridiques du metaverse sont lourds, et la dépendance aux Gafams déjà très preignante.

Le metaverse a-t-il un avenir : oui, mais...

Oui, mais pas pour toutes les entreprises et à certaines conditions :

  1. L'industrie du gaming, du divertissement et de l'art, qui ont déja largement fusionné, font bien sûr partie de ceux qui devraient logiquement tirer le meilleur parti des metaverses à venir… Le monde de l'enseignement aussi y a des enjeux. Bref, tous ceux dont le métier est de concevoir et de proposer des expériences fortes et qui y développeront sans doute de nouvelles applications passionnantes.
  2. Les grandes entreprises vont devoir dépasser le stade premier de l’engouement pour le metaverse et réfléchir aux expériences profondes, interactives et collaboratives, donc vraiment utiles, qu’elles pourraient développer. Ca évitera des séquences gênantes comme celle menée par Carrefour pour recruter dans le metaverse. Parce que ni une marque, ni un produit, ni une pub ne constituent une expérience en soi : il est peut-être utile de le rappeler…
  3. Et pour tous les autres secteurs d’activité, le digital tel qu’on le connait déjà offre encore de belles perspectives pour développer de meilleurs services aux utilisateurs en termes de fonctionnalités, d’UX, d’interactivité… pour toucher et engager le plus grand nombre.

Si vous êtes d’accord – ou pas, d’ailleurs – avec nous, parlons-en : ça promet d’être passionnant !

UPDATE 17/10/22 : Horizon Worlds est officiellement le 1er metaverse vide et triste d'après Meta elle-même.  Du coup, les salariés de la firme sont priés de s'y rendre au moins une fois par semaine. Bienvenue dans un monde meilleur 😉

En 2026, une campagne de dons de fin d’année se prépare dans un contexte plus instable : donateurs plus sélectifs, don moyen sous pression, attention captée par l’actualité et budgets médias à piloter avec plus de précision.

C’est une collecte plus sélective, plus instable et plus difficile à prévoir : moins de petits donateurs, un don moyen sous pression, une attention captée par l’actualité et des budgets médias qui doivent prouver leur contribution : les associations doivent préparer décembre autrement.

Pour sécuriser une campagne de dons de décembre, il faut protéger la base existante, capter les intentions de don utiles et ajuster les investissements à partir des résultats réels — sans remettre en cause le rôle de l’agence déjà en place.

Les risques objectifs de la collecte de dons en 2026

La générosité des Français ne s’effondre pas. Mais les chiffres montrent que le don devient un arbitrage plus fragile, notamment pour les publics les plus sensibles au pouvoir d’achat.

Le Baromètre de la solidarité 2026 d’Ipsos BVA pour Apprentis d’Auteuil fait apparaître plusieurs signaux d’alerte :

  • 47 % des Français ont effectué un don en 2025, contre 52 % en 2024 ;

  • le don annuel moyen déclaré est de 336 €, contre 364 € un an plus tôt, soit une baisse de 7,7 % ;

  • 51 % des Français déclarent avoir donné ou envisager de donner en 2026 ;

  • parmi les hauts revenus, cette proportion tombe à 78 %, soit 9 points de moins qu’en 2025 ;

  • 45 % des donateurs déclarent qu’ils réduiraient leurs dons si la situation se dégradait encore.

Ces données ne prédisent pas une baisse identique pour toutes les associations. Elles indiquent toutefois un risque très concret : une partie des donateurs peut donner moins, différer son geste ou concentrer ses dons sur un nombre réduit de causes.

En 2026, le risque principal est une polarisation de la collecte : les donateurs les plus fidèles ou les plus aisés peuvent maintenir leur soutien, tandis que les petits dons et les donateurs occasionnels deviennent plus difficiles à mobiliser.

Pourquoi la campagne de dons de fin d'année est plus exposée

La collecte de fin d’année concentre traditionnellement une part décisive des ressources annuelles. Selon les acteurs du secteur, près de 30 % à 42 % des dons annuels sont réalisés entre novembre et décembre, selon les périmètres observés. Cela fait de décembre un moment stratégique — et vulnérable.

En 2026, trois facteurs se cumulent.

1. Une inquiétude économique durable

La croissance française reste faible en 2026, tandis que l’inflation et les incertitudes sur le pouvoir d’achat continuent de peser sur les arbitrages des ménages. Les prévisions publiées en septembre situent la croissance autour de 0,4 % à 0,5 % selon les institutions, dans une économie marquée par une consommation prudente et une visibilité réduite.

Pour les donateurs, un don de 30 €, 50 € ou 100 € n’est pas seulement un geste de solidarité. Il s’inscrit dans une décision plus large : préserver son budget, anticiper une dépense imprévue ou maintenir une épargne de précaution.

2. Une attention fragmentée par l’actualité

Tensions géopolitiques, conflits internationaux, inquiétudes sociales et démarrage de la campagne présidentielle : l’espace public est saturé. Le Baromètre de la solidarité indique que 92 % des Français sont inquiets du contexte international et 90 % de l’instabilité politique en France.

Cette anxiété peut avoir deux effets contradictoires : renforcer le besoin de solidarité, mais réduire la disponibilité mentale et financière pour donner. Une campagne de collecte de dons doit donc être plus claire, plus concrète et plus crédible que dans un contexte apaisé.

3. Une concurrence accrue pour l’attention et les budgets

En novembre et décembre, les associations ne sont pas seules à solliciter l’attention : marques commerciales, médias, institutions et campagnes politiques intensifient leurs prises de parole. Les audiences publicitaires deviennent plus disputées et les coûts médias peuvent évoluer rapidement.

Un budget fixé au lancement de la campagne ne doit donc pas rester immobile jusqu’au 31 décembre. La collecte de dons en ligne exige un suivi régulier : quels canaux apportent réellement des dons ? Quels segments répondent encore ? Où le coût par don dérive-t-il ?

Les 5 risques à surveiller pendant une collecte de fin d’année

Risque Ce qui peut se produire Signal à suivre
Baisse du nombre de donateurs Les donateurs occasionnels répondent moins ou plus tard Taux de réponse, volume de dons, réactivation
Érosion du don moyen Les montants suggérés sont moins suivis, les petits dons reculent Don moyen, part des dons sous 100 € ou 150 €
Hausse du coût d’acquisition Le trafic payant coûte plus cher sans produire davantage de dons Coût par don, ROAS, taux de conversion
Fatigue de la base Trop de sollicitations génériques fragilisent la relation Désabonnements, baisse d’ouverture, baisse de clic
Dépenses par inertie Les budgets restent alloués à des canaux qui ne contribuent plus Écart entre clics, conversions et dons réellement attribués

L’enjeu n’est pas de tout mesurer. Il est de suivre quelques signaux qui permettent d’agir avant que la sous-performance ne soit irréversible.

3 scénarios pour votre campagne de collecte 2026

Une association ne devrait pas préparer décembre avec un objectif unique et rigide. Elle doit prévoir plusieurs scénarios, pour savoir quoi faire si le contexte ou les performances évoluent.

Scénario Hypothèse Réponse recommandée
Résistance La saisonnalité de décembre compense une partie du climat anxiogène Consolider les canaux performants et suivre les signaux de conversion
Prudence Les dons ponctuels et le don moyen reculent, l’acquisition devient plus coûteuse Segmenter la base, activer les publics prioritaires et réallouer les budgets chaque semaine
Choc Un événement géopolitique, social ou politique monopolise brutalement l’attention Réduire les dépenses peu contributives, privilégier les publics engagés et les canaux intentionnistes

Le scénario de prudence est aujourd’hui le plus utile pour planifier une campagne de dons de fin d’année. Il évite à la fois l’alarmisme et l’optimisme par défaut.

Comment sécuriser une campagne de dons de fin d’année ?

Pour une association, sécuriser une collecte ne signifie pas envoyer plus d’emails ou augmenter mécaniquement le budget média. Il s’agit de prendre de meilleures décisions, au bon moment.

Segmenter et fidéliser les donateurs

La même campagne ne doit pas être adressée avec la même pression à tous les contacts. Un donateur régulier, un donateur récent, un ancien donateur, un sympathisant engagé ou une personne inactive depuis plusieurs années n’ont pas la même relation à la cause.

Une segmentation utile permet de :

  • protéger les donateurs fidèles avant de les solliciter à nouveau ;

  • identifier les profils à réactiver ;

  • adapter la demande et le rythme de contact ;

  • repérer les donateurs ayant un potentiel de montée en valeur ;

  • préparer la fidélisation après le 31 décembre.

C’est l’objet de nex:donors : donner à l’association une lecture opérationnelle de sa base afin de mieux mobiliser, fidéliser et développer les donateurs existants.

Activer Google Ad Grants et l’intention de don

Lorsque l’attention payante est plus disputée, le moteur de recherche reste un levier stratégique. Une personne qui cherche comment aider, donner ou soutenir une cause manifeste déjà une intention forte.

Google Ad Grants peut permettre aux associations éligibles de développer cette acquisition intentionniste. Mais un compte Grants ne crée pas des dons par lui-même : il doit être structuré autour de requêtes utiles, de campagnes cohérentes, d’annonces adaptées et d’un suivi de la contribution réelle à la collecte.

nex:grants aide les associations à évaluer leur potentiel Google Ad Grants, identifier les opportunités de visibilité et concentrer leur effort sur les recherches qui peuvent soutenir la collecte.

Réallouer les budgets selon les résultats réels

En période d’incertitude, une répartition média fixée en début de campagne devient vite un risque. L’association et son agence doivent pouvoir ajuster la pression et les investissements à partir de résultats réels, et non de simples volumes de clics ou d’impressions.

Les questions à se poser chaque semaine sont simples :

  • Quel canal produit des dons, et pas seulement du trafic ?

  • Quelles audiences conservent un coût par don soutenable ?

  • Quels messages et séquences continuent de mobiliser ?

  • Où renforcer l’effort ?

  • Où ralentir avant de dépenser par inertie ?

nex:ads centralise la lecture des campagnes et fait remonter les optimisations prioritaires pour améliorer la contribution réelle des investissements à la collecte.

Pour sécuriser une campagne de dons de décembre, une association doit segmenter sa base, activer l’acquisition intentionniste et réallouer son budget média selon les résultats réels.

Un outil de résilience pour la collecte de dons

Nexize ne vient pas remplacer votre équipe collecte, votre agence créative, votre prestataire CRM ou votre agence média. nex:shield ajoute une couche de lecture et de décision à votre dispositif existant.

Elle réunit trois leviers complémentaires :

  • nex:donors pour analyser la base, segmenter les donateurs et préparer les actions de fidélisation, de réactivation ou d’upgrade ;

  • nex:grants pour activer le potentiel Google Ad Grants et benchmarker la visibilité Search ;

  • nex:ads pour lire les performances, détecter les dérives et recommander des réallocations budgétaires.

L’accompagnement reste humain. Un expert Nexize suit la campagne, explique les signaux utiles, formule les recommandations et facilite les arbitrages avec l’association et ses partenaires. Les outils accélèrent l’analyse ; ils ne prennent pas les décisions à votre place.

Simulez le risque de votre collecte de fin d’année

Avant de verrouiller votre campagne de collecte, évaluez votre exposition. En 4 repères simples — collecte précédente, don moyen, profil des donateurs et budget média — notre simulateur permet d’obtenir :

  • une fourchette prudente de collecte de fin d’année ;

  • une estimation du montant potentiellement exposé ;

  • le levier à traiter en priorité : fidélisation, Google Ad Grants ou allocation média.

Votre campagne de dons est-elle prête à tenir dans la vraie fin d’année 2026 ?

[Évaluer l’exposition de ma collecte]

Sources et méthode

Les données de contexte citées dans cet article proviennent notamment du Baromètre de la solidarité 2026, enquête Ipsos BVA pour Apprentis d’Auteuil, des prévisions de conjoncture de l’Insee publiées en septembre 2026 et des projections actualisées du Gouvernement français. Les scénarios proposés constituent une méthode de planification : ils ne représentent ni une promesse de résultats ni une prévision individuelle de collecte.

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