Progressive Web Apps : le futur du web mobile

Progressive Web Apps : le futur du web mobile

Les Progressive Web Apps sont-elles le nouveau standart d’un web devenu majoritairement mobile ?

C’est encore un peu tôt pour l’affirmer, mais  elles sont déjà une réponse à la bataille e l’engagement qui fait rage.

Résumons, avec l’édition 2017 de l’Année Internet publiée par Mediamétrie :

  • près de 70 % des visites de sites s’effectuent sur un terminal mobile.
  • le nombre de sites web consulté est 3 fois plus grand que le nombre d’applications utilisées
  • 53% des utilisateurs vont abandonner un site s’il met plus de 3 secondes à s’afficher.
  • les applications captent 87% de l’attention, et même jusqu’à 92 % chez les 15-24 ans.
  • mais les 10 applications les plus consultées appartiennent toutes aux GAFA
  • et les utilisateurs téléchargent moins d’applications sur leurs smartphones et passent moins de temps sur les 6 (oui, seulement…) qu’ils utilisent régulièrement

Et c’est préoccupant pour tous  : marques, agences… et même Gafas,  qui s’appuient sur un écosystème d’applications pour atteindre – et monétiser, merci pour eux – de larges audiences…

Pour changer la donne, voici les Progressive Web Apps … l’hybride parfait entre site web et application native, qui se posent d’emblée comme le futur du web !

Apple, Facebook et Google travaillent chacun sur leur format, mais c’est plutôt sur celui de Google que nous parions. A découvrir sur cette page 

Le meilleur des 2 mondes

Jusqu’à aujourd’hui, le web mobile se répartissait entre 2 types d’usage.

D’un côté,  les sites (responsive ou non) qui ne peuvent pas s’afficher hors connexion, mais qui fonctionnent quel que soit le navigateur ou le système d’exploitation utilisé.

De l’autre, les applis natives, conçues exclusivement pour le mobile, et en partie utilisables hors connexion mais nécessitant des développements spécifiques pour chaque système d’exploitation – sans oublier le risque de se faire jeter sans explication de l’App Store ou de l’Android Market (pardon, GooglePlay)

Les Progressive Web Apps font tomber cette barrière, en conjuguant les avantages des applis et des sites dans un seul et même développement : en desktop, le site s’affichera normalement, mais si on y accède via mobile, on accédera à sa version PWA.

Avec 6 avantages décisifs sur l’engagement :

  1. Impact : avec une UX améliorée, pour un  impact et un engagement  renforcés
  2. Rapidité : un affichage et une réactivité accélérés, limitant  l‘abandon
  3. Notifications push : pour les  alertes et les relances
  4. Mémorisation, grâce à l’installation d’une icône sur l’écran  du smartphone
  5. SEO : un référencement  amélioré, Google oblige
  6. Publication sur les stores possible sur  AppStore &  Android  Market, comme pour une “vraie” application.

De là à prédire la fin prochaine des applications natives, chères à développer et peu visibles sur des stores devenues obèses, il n’y a qu’un pas.

Les Progressive Web Apps conduisent nécessairement à repenser ses sites web puisque désormais la frontière devient encore plus ténue entre les mondes desktop et mobile – encore plus qu’avec le « simple » responsive… trop,peu encore adopté dans nos contrées !

L’idée de se passer des applis n’est pas nouvelle : il y a quelques années, Mozilla lançait Firefox OS, un système d’exploitation mobile libre dont une des caractéristiques était de préférer les applications web développées au format HTML5 au système dominant des applis.

Et le pari des partisans du logiciel libre semble se concrétiser aujourd’hui : celui d’un web plus ouvert – en partie affranchi de deux GAFAs – et enfin réconcilié entre fixe et mobile.

Un exemple ?

Chez Nexize, on développe en responsive depuis l’origine. Rien d’étonnant donc à ce que l’on ait aussi été parmi les premiers à developper en PWA.

Si vous souhaitez vous faire une idée de ce que ça donne, vous pouvez visiter une des dernières campagnes que nous avons réalisées pour Médecins du Monde.

Visitez ce lien sur votre ordinateur puis sur votre mobile (ou inversement 😉 et appréciez l’expérience. Et si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à faire un don à cette très belle ONG.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur les Progressive Web Apps, vous connaissez le chemin.

 

Google Ad Grants : ce qui change en 2018

Google Ad Grants : ce qui change en 2018

Chez Nexize, nous aimons travailler avec les ONGs et les associations  pour faire du web un moteur de générosité… et sans surprise, nous sommes experts en Google Ad Grants.

Depuis 2 ans, Google a apporté beaucoup de changements sur la gestion de ses Adwords… et leurs petites soeurs Ad Grants ne sont dorénavant plus épargnées.  Etat des lieux :

Au fait, c’est quoi les Google Ad Grants ?

Google Ad Grants est un programme similaire à Google Adwords mais destiné spécifiquement aux associations à but non lucratif, avec à la clef un crédit d’achat média pouvant aller jusqu’à 10 000$ par mois… de quoi faire rêver quelques e-commercants !

Google Ad Grants est disponible dans plus de 50 pays et concerne tous les organismes à but non lucratif sous réserve d’éligibilité.

Google Ad Grants existe depuis 2003. Pourtant,  le programme est encore mal utilisé, principalement parce que les associations manquent de temps ou de compétences internes pour en tirer le maximum.

Aujourd’hui, plus de 35 000 associations profitent du programme proposé par Google

Revue des changements :

  • Un plafond d’enchère à 2$ supprimé

Une des évolutions les plus importantes est liée au plafond de 2$ qui avait été fixé pour les enchères sur les mots-clés. Souvent dénoncée, cette limitation était très pénalisante dans le sens où les prix n’ont pas cessé d’augmenter ces dernières années, créant ainsi une impossibilité pour les associations de se positionner sur leurs mots-clés principaux.

  • Un taux de clic supérieur à 5%

Google impose maintenant aux associations de présenter un taux de clic supérieur à 5% sur leurs campagnes. Cette nouvelle condition est d’autant plus importante que si une organisation présente un taux moyen inférieur à ces 5% sur 2 mois consécutifs, elle verra son compte suspendu temporairement. Autant dire que le danger est réel pour de nombreuses associations profitant aujourd’hui de ce système avantageux, sans pour autant avoir le temps ou les moyens de faire progresser la qualité de leur référencement.Une nouvelle politique dans le choix des mots clés

Le 1er janvier marque aussi des changements dans la manière dont sont organisées les campagnes. Tout d’abord, les mots-clés sélectionnés dans les campagnes Ad Grants doivent présenter un score de qualité de 3 ou plus. Les associations seront donc contraintes de trouver des expressions plus qualitatives que les mots-clés très génériques et peu ciblés. Notons que les mots-clés uniques sont à présent interdits, de même que les mots-clés liés à des marques déposées ou ceux appartenant à des organismes concurrents… Fini, le brand squatting, et on ne s’en plaindra pas.

  • Des campagnes plus travaillées

Un autre changement concerne les campagnes Ad Grants qui doivent maintenant être organisées en au moins 2 groupes avec un minimum de deux publicités en cours de publication. Les campagnes doivent aussi proposer deux liens vers des sites web actifs pour prétendre au programme Ad Grants.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

En théorie, les changements apportés en ce début d’année ne sont pas forcément des mauvaises nouvelles pour les associations : ils visent à améliorer la qualité générale des campagnes pour gagner en efficacité et en résultats.

Mais ils sont révélateurs de la façon dont Google gère la pénurie relative de ses espaces publicitaires, et la défense de ses parts de marché notamment vis-à-vis des Social Ads et de Facebook notamment (qui ont en 2016 fait les 2/3 de la croissance des investissements online : on en parlait  dans cet article).

Car oui, la guerre féroce que se mènent les Gafas pour la maitrise des parts de marché pub n’est pas sans impact pour nous autres annonceurs et agences…

Des bonnes pratiques sont à réinventer, autour d’une synergie renforcée entre le SEO et le SEA, de segmentations plus  pointues, d’un remarketing dynamisé et d’une maitrise poussée du ROI.

Si vous souhaitez en discuter, c’est par là.

Des technologies contre la générosité

Des technologies contre la générosité

Il y a deux mois, la fondation Abbé Pierre a lancé un site Soyons Humains et un hashtag : #SoyonsHumains pour inciter les internautes à dénoncer les aménagements urbains « anti-SDF» – ces douches automatiques, picots et autres plans inclinés pour les empêcher de se reposer sur la voie publique.

Les américains sont plus « efficaces » – merci évidemment de ne pas prendre l’expression au 1er degré : ils ont inventé … K9, le robot anti-SDF !

Plutôt sympa, avec sa forme oblongue et ses photos de chiens ou de

chats ; mais ne vous y trompez pas : K9 se révèle un horrible prédateur ! Et ça marche, hélas : le nombre de SDF a sensiblement diminué là il est entré en action, à Mission District, un quartier populaire de San Francisco en passe de gentrification.

C’est une association de défense des animaux qui a lancé l’opération : « Nous ne sommes pas du tout en mesure d’utiliser les trottoirs quand il y a des aiguilles, des tentes ou des vélos », se justifie sa présidente ; comprenez : nos animaux ont plus de valeurs que les SDF !

Des sans-abris, San Francisco en compte des milliers, rançon de la richesse liées aux nouvelles technologies – la Silicon Valley n’est pas loin ; les nouveaux millionnaires s’y sont installés et les prix de l’immobilier flambent : et résultat, de nombreux « homeless » ont un job … mais pas les moyens de payer un loyer !

Le storytelling jouant à fond, on vous explique l’histoire de ces 3 étudiants américains en quête d’argent pour payer un loyer brutalement augmenté par un propriétaire peu généreux et qui ont eu l’idée de louer une partie de leur appartements à des gens de passage … et de fil en aiguille, est né Airbnb.

Le storytelling vous parle moins d’Uber et de ses relations détestables avec ses chauffeurs – que Travis Kalanick, son fondateur, méprisait copieusement …

Sans même évoquer Trump, le rêve américain n’existe que pour certains : ceux qui manient avec succès les nouvelles technologies, et réalisent de magnifiques robots destinés … à chasser de leurs trottoirs ceux n’ont pas réussi dans le High Tech.

La “vieille économie” saura-t-elle disrupter les GAFA ?

La “vieille économie” saura-t-elle disrupter les GAFA ?

Dans la distribution, ce début d’année a été marqué en France par l’annonce de la suppression de plus de 2000 emplois chez Carrefour, et la cession ou la fermeture de plusieurs magasins de petite surface – essentiellement d’anciens Dia récemment rachetés par l’enseigne.

Autre évènement, l’ouverture au public du magasin sans caisse Amazon Go situé au pied de l’un des gratte-ciels de son QG de Seattle, après des mois de tests qui ont amusé bien des commentateurs puisque le système buguait dès que le nombre des clients dépassait la dizaine.

Si la stratégie diffère d’un continent à l’autre, l’objectif demeure le même : la reconquête des centres-villes, totalement délaissés aux USA et abandonnés au groupe Casino en France.

Les anciennes supérettes hard discount Dia son rapidement devenues des Carrefour City ou Contact – en concurrence frontale en région parisienne avec notamment les Franprix et autres Monoprix ; l’ancien patron de la Fnac va s’attaquer à la problématique plus complexe du commerce en ligne avec cette fois-ci … Amazon dans le viseur.

Plus discrètement – et sans communiquer sur le sujet – le géant américain a publié quelques petites annonces en Angleterre pour recruter … des professionnels de l’assurance, qui seraient basés à Londres ; même si l’on peut s’interroger sur la pertinence du point de chute en plein Brexit, la démarche n’est pas sans inquiéter les Axa et autres Allianz.

La démarche des GAFA demeure toujours la même : avec le trésor de guerre accumulé sur son business de base – qui pour Amazon se révèle plus le « cloud » que la distribution aujourd’hui, du moins en terme de rentabilité –, ils partent à l’assaut de marchés où on ne les attendaient pas vraiment.

Mais c’est quoi le marché de l’assurance aujourd’hui ? Couvrir des risques ? Les anticiper ? Ou plus simplement, gérer de la data ? Et là, Google ou Amazon ont une certaine avance sur leurs concurrents – même ceux qui ne s’imaginaient pas être en concurrence avec eux.

Carrefour, Leclerc, Axa, Allianz : tous ces groupes européens disposent de gigantesques moyens financiers, surtout les deux derniers.

Doivent-ils se battre contre les GAFA qui viennent les disrupter, pour défendre leur pré carré ? Ou ne devraient-ils pas plutôt se demander comment – en s’appuyant sur leurs acquis : présence physique, données, etc. – disrupter les GAFA en leur coupant l’herbe de la diversification sous le pied ?

AI : des data lakes aux océans rouges.

AI : des data lakes aux océans rouges.

Qu’est-ce qu’une intelligence artificielle ?

La meilleure réponse, c’est Julien Lévy qui nous la donne dans cet interview sur le blog d’Adwise : « Ce ne sont que des algorithmes » ; et de préciser : « Le plus fascinant est que la machine produit des réponses intelligentes sans être intelligente ».

Il y a un aspect magique dans l’intelligence artificielle : un peu comme un super cerveau, capable de digérer tout et n’importe quoi pour restituer quelque-chose de pertinent et intelligible.

Moyennant quoi, on oublie de se poser la double question : un, de la qualité des données injectées dans la machine ; deux, des algorithmes mis en œuvre … et surtout de l’intelligence même de … ceux qui les ont écrits.

On oublie qu’à côté de la machine, pour la faire tourner, il y a des hommes !

Il suffit de se confronter aux AI qui tournent aujourd’hui sur de nombreux sites et applis sous forme de bots censés répondre aux questions des internautes et autres mobinautes : pourquoi ça coince si souvent, dès que le problème posé devient un peu complexe ?

Peut-être parce que comme l’AI est la mode, qualifie-t-on d’AI n’importe quel agencement d’algorithmes mal ficelés – c’est juste une métaphore …

Surtout, on devrait se poser un peu plus souvent la question de ce avec quoi on nourrit la machine ; une autre métaphore : quand on remplit un fourneau de bois pourri, on obtient beaucoup de fumée, mais rarement une bonne chaleur.

L’erreur est de croire que la machine sera capable de créer de la valeur avec tout et n’importe quoi et l’on oublie le vieil adage « garbage in – garbage out » : comment espérer obtenir des résultats réellement pertinents à partir de données qui ne le sont pas ?

« La machine apprend toute seul » : et de citer AlphaGo Zero, qui a battu AlphaGo qui a elle-même battu le champion du monde humain du jeu de go. Ce faisant, on oublie que les seules données sur lesquelles a travaillé la machine étaient des parties de go, certaines créées par elle-même.

En marketing, on est dans la « vraie vie », et les données peuvent provenir d’un peu partout : traces laissées sur le Web – partiellement car de nombreux internautes effacent les cookies ou naviguent en mode privé – ou géolocalisation de smartphones, discussions diverses avec un SAV, etc.

La machine va devoir gérer des « trous » et surtout des données aberrantes.

Quand il s’agit de conseiller en SAV ou en avant-vente un client, les AI les plus performantes – mais pas toutes, peu s’en faut ! – surmontent ces difficultés parce qu’on se situe dans un contexte clairement délimité … et en cas de problème, on peut toujours basculer sur un opérateur humain.

Quand il s’agit de la kyrielle de données enfouies au sein d’un data lake, ça se complique singulièrement : de la réponse à une demande spécifique, on passe à la gestion plus ou moins globale d’actions marketing, où la machine va prendre des décisions hors de tout réel contrôle – au début, on fera attention …

Les aberrations, l’AI va généralement les gommer pour rendre ses actions cohérentes : avec la puissance de tir mise en œuvre, les pertes seront négligeables – horrible métaphore !

Ce sont des centaines de machines qui à plus ou moins court terme vont agiter d’aussi nombreux lacs remplis de données souvent bien semblables puisque tout le monde va suivre les mêmes mobinautes et compléter ses données par celles que voudront bien leur vendre quelques brokers.

Les data lakes vont ainsi se déverser … dans les mêmes océans rouges – d’autant plus sûrement que l’on aura gommé les données « bizarres » qui elles seules auraient conduits aux océans bleus : dommage, car demain comme hier, c’est la différence qui créée la discriminance, donc la valeur de l’info…

Vers une éthique de l’ubérisation (?)

Vers une éthique de l’ubérisation (?)

La nouvelle n’a pas fait la une de l’actualité, mais pourtant elle n’est pas neutre : « Ryanair se déclare prêt à accepter les syndicats de pilotes pour éviter des grèves ». Jusqu’à présent, c’était plutôt « Marche ou crève », ou du moins : « Bosse ou casse-toi », la compagnie ne faisant pas dans le social – le social, ça coûte trop cher.

Le social, ça coûte trop cher, c’était même la tendance en vogue depuis la montée en puissance d’Internet au début des années 2000 – et Ryanair, nouveau roi du low cost, avait initié le mouvement.

Mouvement repris quelques années plus tard par Uber et autres Deliveroo, pour qui les travailleurs ne sont que de simples variables d’ajustement ; et tandis que les nouveaux papes du marketing – ou les papes du nouveau marketing, au choix – s’extasiaient devant la qualité d’un service qui ringardisait les taxis parisiens, les « esclaves modernes » souffraient en silence – du moins, au début !

Les tenants d’un marketing plus responsable, plus éthiques, s’inquiétaient : alors que l’on s’accorde à dire qu’une entreprise se doit de respecter ses salariés, que dire de celles qui ne les engagent pas pour éviter d’avoir à les respecter ?

Bien sûr, le leitmotiv est : « Aujourd’hui, les travailleurs souhaitent conserver leur indépendance », donc plus de contrats de travail ; certes, mais de là à leur faire supporter tous les risques et toutes les charges dans des conditions qui ne leur permettent plus de vivre dignement …

Ryanair s’est toujours montré précurseur : les clients veulent payer moins cher ? Ils n’ont qu’à se lever plus tôt, bien plus tôt, et se rendre dans des aéroports vraiment très éloignés des grandes villes.

Quant au personnel de bord, il va se transformer en hôtesses et stewards, mais aussi en bistrotier et en femme de ménage – ou en bistrotière et homme de ménage …

Que Ryanair accepte les syndicats de pilotes – le personnel naviguant commercial attendra – montre que la fête est peut-être finie. Que les employeurs des compagnies low cost vont devoir se montrer moins abrupts vis-à-vis de leur personnel … en un mot, devenir responsables.

On attend désormais avec impatience que les nouveaux dirigeants d’Uber affichent des positions différentes de celle de Travis Kalanick à l’encontre de leurs chauffeurs et commence à se montrer plus responsables.

Fini le Far West : l’avenir des plateforme de travail passe par plus d’éthique.