Les Sommets du Digital, organisés par les éditions Kawa, se déroulaient cette année du 23 au 25 Janvier à La Clusaz : soleil et neige étaient au rendez-vous, ce qui n’a pas empêché de fructueux échanges entre 300 participants et de longues – très longues : 12 heures quasiment non stop le mardi – sessions de travail.

Impossible de résumer de tels débats en quelques phrases – et malgré tout, un même mot revenait sans cesse : « humain » !

Certainement est-ce l’intervention de Gaël Langevin, sculpteur et designer, venu avec son robot anthropomorphe InMoov, qui aura le plus marqué les esprit, effectuant la synthèse entre intelligence artificielle et humaine

Ce robot a été entièrement réalisé à l’aide … d’une imprimante 3D : projet extrêmement évolutif puisqu’au départ, Gaël Langevin ne devait dessiner qu’une simple main mécanique ! InMoov a gentiment discuté lors d’une pause avec tous les participants qui le souhaitaient, serré des mains, etc. Presque humain ?

Contrairement au fameux robot Pepper développé par les japonais de SoftBank, InMoov n’est pas à vendre : le projet étant entièrement open source, il vous suffit d’acquérir une imprimante 3D, et quelques engrenages, pour réaliser le vôtre.

Mais la dimension humain / non humain se saurait se résumer au sein d’un débat hommes versus machines, et sur de longues discussions sur la place à venir des intelligences artificielles au sein de notre société : elle s’ancre dans le quotidien dès que l’on aborde la thématique de la consommation collaborative et de ses dérives – sous avez tous lu : l’ubérisation !

D’ailleurs c’est Denis Jacquet, cofondateur avec Grégoire Leclercq de l’Observatoire de l’Uberisation, qui ouvrait les débats dès le mardi matin en posant la question : « Avons-nous l’ubérisation que nous méritons ? ».

Ce à quoi Sophie Cornay, fondatrice de la plateforme de coiffeurs et maquilleurs à domicile The reporthair, et Morgane L’Hostis, créatrice de Popmyday qui propose sur le même modèle des services de beauté privés, répondaient : « L’ubérisation sera humaine ou ne sera pas » !

Ce n’est bien évidemment pas le système d’une économie de plateformes – nouveau nom de la consommation collaborative, moins péjoratif qu’ubérisation – qui est condamnable, mais ses dérives … bref quand les patrons des plateformes deviennent des pieuvres inhumaines.

Dernier paradigme de cette dimension humain / non humain : celui d’une opposition entre startups totalement flexibles (= humaines) et grands groupes presque fossilisés (= déshumanisés) : la thématique de l’agilité s’est bien évidemment invitée dans les débats et là, tout le monde s’accorde pour dire que les géants d’hier ont beaucoup à apprendre des petits trublions de demain.

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