Selon une étude anglaise réalisée par Ditch the Label, 17% des jeunes âgés de 12 à 20 ans ont été victimes de harcèlement sur les médias sociaux, soit près de 1 sur 5 ! Pas sûr que cette situation très inquiétante soit si différente en France.

Très souvent (1 fois sur 3 environs), il s’agit d’un commentaire désagréable – « nasty » – posté sur leur profil ou une de leurs photos, et gratuitement méchant : « T’es moche », « T’es gros(se) » ; mais surtout, 68% des jeunes interrogés se plaignent de recevoir des messages privés abjects.

Conséquence : 41% deviennent socialement anxieux, 37% sombrent dans la dépression … mais seulement 24% stoppent d’utiliser les médias sociaux : une forme moderne d’addiction ? En fait, tous rêvent de devenir populaire sur ces réseaux, même si l’utopie peut rapidement tourner au cauchemar.

Le plus étonnant, c’est que lorsqu’on inverse le questionnement, 69% des jeunes interrogés déclarent s’être déjà montrés grossiers ou méchants à l’égard d’autres jeunes sur les médias sociaux : en d’autres termes, il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, il n’y que des jeunes qui s’agressent sans cesse les uns, les autres.

Tous s’accordent à considérer que les réseaux sociaux ne font rien pour les protéger … d’eux-mêmes, en fait ! Les photos jouent un rôle important dans ces comportements puisque un jeune sur trois reconnait s’en servir pour se moquer de leurs « amis » dans un groupe de discussion.

Ce qui explique sans doute que le réseau le plus dangereux soit Instagram : plus de la moitié (42% pour une pénétration de 78%) des jeunes inscrits se plaignent de harcèlement ; suivent de très près Facebook (37% pour une pénétration de seulement 60%) et Snapchat.

Pour les moins de 20 ans, le Web social est à l’image d’une vaste cour de récréation où chacun tente de faire des croche-pieds à ses petits camarades ; sauf que le résultat peut se révéler plus dramatique qu’un genou écorché ou un œil au beurre noir.

Et les marques dans tout ça ? Ce contexte de violence continuel ne risque-t-il pas de leur porter préjudice, surtout quand on se remémore l’adage de McLuhan selon lequel, « Le message c’est le médium » ? Même si elles peuvent se déclarer très éloigner de cette brutalité, elles ne peuvent en ressortir totalement indemnes.

Mais le risque le plus grand pour elles – dans un univers où tout le monde ne pense qu’à nuire à son prochain, ou presque – est d’être prises à leur tour … pour cibles : il semblerait bien que les médias sociaux constituent aujourd’hui pour les jeunes la meilleure école de trolling – et que les marques devraient bien s’en méfier.

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